
L’atmosphère est lourde à Kisangani. Alors que les eaux majestueuses du fleuve Congo continuent de bercer le quotidien des Boyomais, une menace invisible et redoutable vient de s’inviter au cœur de la province de la Tshopo. La confirmation récente de nouveaux cas de la maladie à virus Ebola a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le ciel sanitaire de la région.
Face à ce péril imminent, les autorités médicales se déploient, mais la bataille se joue aussi sur le terrain de la conscience collective. C’est dans ce contexte de haute tension que le député national élu de Kisangani, Patrick Matata Makalamba, a brisé le silence ce jeudi neuf juillet deux mille vingt-six. Loin des discours politiques lénifiants, l’élu a lancé un appel vibrant, teinté de gravité et de responsabilité, exhortant ses électeurs et l’ensemble de la population à un sursaut patriotique et sanitaire.
Pour Patrick Matata Makalamba, l’heure n’est plus aux doutes ni aux palabres stériles. La maladie à virus Ebola est une réalité tangible qui a déjà, par le passé, meurtri d’autres provinces de la République Démocratique du Congo. L’élu de Kisangani refuse de voir sa base électorale sombrer dans le piège de l’insouciance ou du déni, des attitudes qui ont trop souvent coûté des vies humaines lors des précédentes épidémies dans le pays.
Dans un message direct, dépouillé de tout artifice, le parlementaire a rappelé que ce virus ne trie pas ses victimes, qu’il maltraite les corps et qu’il tue sans pitié. Face à la presse et à travers les canaux communautaires, il a martelé la nécessité absolue d’observer scrupuleusement toutes les mesures de prévention et d’alerte édictées par les équipes techniques et les autorités compétentes. Pour lui, se protéger soi-même est devenu le premier acte de patriotisme, car la sécurité sanitaire de chacun dépend désormais du comportement de tous.
Sur le terrain épidémiologique, la confirmation des cas a déclenché le niveau d’alerte maximale. Les équipes de santé, appuyées par les partenaires techniques, sont engagées dans une véritable course contre la montre à travers la province de la Tshopo.
Le travail est titanesque car il s’agit de reconstituer les chaînes de transmission, d’identifier chaque personne contact et de maintenir une surveillance épidémiologique de chaque instant pour étouffer le foyer avant qu’il ne s’embrase.
Cependant, comme le souligne le député Patrick Matata Makalamba, la science et la médecine ne peuvent rien sans l’adhésion populaire. L’élu boyomais a pointé du doigt l’autre grand danger qui guette la province : l’infodémie, cette prolifération de fausses rumeurs, de théories du complot et de remèdes miracles qui circulent sur les réseaux sociaux et dans les marchés de Kisangani.
Le parlementaire invite fermement la population à barrer la route à la désinformation et à n’écouter que la voix des professionnels de la santé. Il insiste sur le fait que tout cas suspect, toute fièvre inexpliquée ou tout saignement anormal doit être immédiatement signalé aux structures de santé les plus proches, sans honte et sans crainte de stigmatisation.
L’engagement citoyen comme unique rempartL’histoire de la gestion des épidémies en République Démocratique du Congo a prouvé une vérité fondamentale. La lutte contre Ebola ne se gagne pas uniquement dans les laboratoires ou dans les centres de traitement, elle se gagne au cœur des communautés, dans les foyers, dans les églises et dans les marchés. Le respect des mesures barrières, le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts physiques non protégés avec des personnes malades ou décédées de manière suspecte restent des gestes simples mais d’une efficacité absolue.

Patrick Matata Makalamba rappelle que la vigilance communautaire doit devenir le bouclier de la Tshopo. Chaque citoyen doit se muer en un agent de sensibilisation auprès de ses proches. La collaboration totale avec les équipes de riposte médicale, souvent perçues à tort avec méfiance par certaines franges de la population, est une condition non négociable pour briser la trajectoire du virus.
Ce qu’il faut retenirL’intervention du député national Patrick Matata Makalamba résonne comme un cri de ralliement alors que la Tshopo traverse une zone de fortes turbulences. En choisissant de s’adresser directement et massivement à la conscience des Boyomais, l’élu rappelle que face à Ebola, le relâchement est un luxe que la province ne peut pas se permettre.
La riposte médicale est en marche, mais l’issue de cette crise sanitaire dépendra de la discipline, de la vigilance et de l’unité de chaque habitant de Kisangani et de ses environs. Le message est clair : la Tshopo doit faire bloc pour vaincre le virus.
Rédaction
