
Le jeudi 4 mai 2026 a marqué la clôture d’un événement majeur pour la jeunesse sportive de la Province de la Tshopo : le camp de détection des jeunes talents, organisé sous le haut patronage de l’Entente Urbaine de Football de Kisangani (Eufkis), en étroite collaboration avec le prestigieux FC Renaissance du Congo de Kinshasa.
Après deux semaines d’intenses observations, de sueur et d’espoirs partagés sur le rectangle vert du stade Lumumba, l’heure est désormais à la structuration administrative et aux projections futures.
Pas de répit pour les recruteurs. Dès le lendemain de la clôture, ce vendredi 5 mai 2026, le bureau de l’Eufkis a servi de cadre à une réunion stratégique, dite « de fixation ». Le Manager Général du FC Renaissance a rencontré les dirigeants des clubs locaux dont les joueurs ont tapé dans l’œil de la cellule de recrutement kinoise.
L’objectif ? Accorder les violons, définir les responsabilités de chaque partie et s’assurer que la trajectoire de ces jeunes talents se fasse dans les règles de l’art, dans le respect des clubs formateurs de Kisangani.


Mandaté par le club cher à l’Évêque Pascal Mukuna, Jacques Kafua, Manager Général du FC Renaissance du Congo, a dressé un bilan sans concession mais plein de promesses de ces quatorze jours de prospection. Pour lui, la mission boyomaise s’inscrit dans une vision globale :
« Je suis en mission à Kisangani pour détecter les jeunes talents, car les talents sont partout. Alors, nous, Renaissance du Congo, avions conçu un projet pour les jeunes talents de toute l’étendue de la République, car les talents sont partout, et Renaissance et c’est un projet national. On avait commencé au Kongo Central. Aujourd’hui, je suis à Kisangani. Je suis juste à la fin des détections ».
Sur place, la moisson a été abondante. Jacques Kafua a coché 40 noms sur son carnet de notes. Un chiffre volontairement large pour parer à toutes les éventualités :
« J’ai détecté 40 joueurs, dont il y a des finalistes. Il peut y avoir quelques problèmes, il peut y avoir d’autres parents qui peuvent refuser avec leurs enfants. Alors, c’est pourquoi je suis allé jusqu’à 40 joueurs, parce que peut-être quelques-uns peuvent refuser ou seront empêchés, et je peux rester avec 20, 25 ou 30 joueurs pour aller avec eux à Kinshasa ».


La question de la logistique et du transfert des joueurs reste souvent le nœud gordien de ce type d’initiatives. Sur ce point, le Manager Général s’est voulu d’une clarté limpide quant à la répartition des charges :
– La part des clubs locaux : Le déplacement des pépites de Kisangani vers la capitale reste à la charge de leurs équipes d’origine. « C’est eux qui font assurer le déplacement de ces joueurs jusqu’au niveau de Kinshasa », rappelle Jacques Kafua.
– La part du FC Renaissance : Dès que les pieds des joueurs fouleront le tarmac de l’Aéroport International de N’djili, le club orange, vert et blanc prend le relais à 100 %. « Le FC Renaissance du Congo prend sa responsabilité et amène les joueurs jusqu’à la destination, au siège de l’équipe ».
Arrivés à Kinshasa, pas de traitement de faveur, mais des conditions optimales pour prouver leur valeur. Les jeunes Boyomais seront logés à la permanence du club et devront passer l’épreuve du second test.

Le Manager avec les dirigeants des clubs après la réunion de fixation
La grande nouveauté de cette saison offre d’ailleurs un filet de sécurité exceptionnel pour ces jeunes. En effet, le FC Renaissance du Congo s’aligne cette année avec une double structure compétitive : L’équipe première, qui évolue au sommet du football national en Ligue 1 et l’équipe réserve / d’appui, qui disputera le très relevé championnat de la ville-province de Kinshasa (EPFKIN).
« Donc ceux qui ne seront pas aptes de jouer la Ligue 1, ils vont jouer à l’Epfkin », rassure Jacques Kafua. Une opportunité unique de s’aguerrir dans la capitale, même si la marche de l’élite s’avère initialement trop haute.
Que les présidents des clubs de Kisangani se rassurent : aucun joueur ne sera spolié. Le FC Renaissance du Congo promet de faire les choses selon l’éthique sportive. Les discussions financières et administratives s’ouvriront immédiatement après l’évaluation finale à Kinshasa.

« Avec leurs équipes, c’est juste après le deuxième test à Kinshasa, c’est par là où les arrangements, les négociations vont commencer. Et au cas où les négociations se passent bien, directement nous allons procéder à des transferts des joueurs », a conclu le Manager Général.
Le pont est désormais jeté entre Kisangani et Kinshasa. Dès le jeudi prochain, le talent boyomais va conquérir la capitale, et le FC Renaissance du Congo pourrait bien avoir trouvé ici le carburant nécessaire pour faire briller à nouveau sa couronne sur l’échiquier national.
Jerry Lombo
