
Ituri : le Général-Major Kasongo Mulumba Batoka Gaby succède à Johnny Luboya à la tête de la province sous état de siège.Le
Le président de la République a procédé, ce vendredi 5 juin 2026, à un changement à la tête de la province de l’Ituri. Par ordonnance présidentielle lue sur les antennes de la RTNC, Kasongo Mulumba Batoka Gaby a été nommé gouverneur militaire de l’Ituri en remplacement de Johnny Luboya Nkashama.
Cette nomination intervient alors que l’Ituri demeure sous état de siège depuis mai 2021, une mesure exceptionnelle instaurée par le chef de l’État dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu afin de faire face à l’insécurité persistante et à l’activisme des groupes armés.
Après cinq années à la tête de l’administration militaire de l’Ituri, Johnny Luboya quitte ses fonctions dans un contexte toujours marqué par les défis sécuritaires, les déplacements de populations et les tensions communautaires.
Durant son mandat, il a coordonné les opérations militaires et les actions administratives menées dans le cadre de l’état de siège.Son successeur, le Général-Major Kasongo Mulumba Batoka Gaby, est considéré comme un officier expérimenté des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Avant sa nomination, il occupait les fonctions de commandant adjoint chargé des opérations et des renseignements au sein de la 31ᵉ région militaire basée à Kisangani, dans la province de la Tshopo.
Cette responsabilité lui a notamment permis de superviser plusieurs opérations militaires et de renseignement dans une zone stratégique de la partie nord-est du pays.À son arrivée à la tête de l’Ituri, le nouveau gouverneur militaire hérite d’une mission complexe : renforcer la sécurité, protéger les populations civiles et poursuivre les efforts de stabilisation dans une province confrontée depuis plusieurs années à l’insécurité.
Pour de nombreux observateurs, ce changement pourrait marquer une nouvelle étape dans la gestion de l’état de siège, dont les résultats continuent de susciter débats et attentes au sein de l’opinion publique congolaise.
Sylvain Kaita
