
Un vent de discorde souffle sur le Quartier Plateau Médical. Alors que le soleil de ce vendredi 24 Avril 2026 aurait dû éclairer le quotidien paisible des Boyomais, c’est une atmosphère de siège et d’incertitude qui s’est emparée de cette partie vitale de la ville. Une tentative de démolition de plusieurs résidences privées a mis le feu aux poudres, plongeant les habitants dans une détresse profonde et provoquant une vive tension sociale.
Face à ce qu’il convient d’appeler une menace sur la quiétude citoyenne, l’honorable Patrick Matata, député national élu de la ville de Kisangani, est sorti de sa réserve avec la fermeté d’un leader.Dans
Dans un communiqué empreint d’une « profonde consternation », l’élu de Kisangani ne se contente pas d’observer les faits : il s’immerge au cœur de la crise. Pour Patrick Matata, cette situation n’est pas qu’un simple fait divers urbanistique, c’est une attaque directe contre le contrat social qui lie les représentants au peuple.
« En notre qualité de Député national élu de la ville de Kisangani, nous nous sentons directement concerné par cette situation préoccupante. À ce titre, nous nous tenons résolument aux côtés de la population ».
Cet alignement n’est pas qu’une posture de solidarité ; c’est une promesse d’action pour la recherche d’une solution apaisée et durable, loin des interventions musclées et improvisées qui ne font qu’exacerber les rancœurs.
L’honorable Patrick Matata a tenu à situer le débat sur un plan hautement symbolique et politique. Il rappelle que Kisangani est un bastion de soutien du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans cette optique, l’élu souligne une contradiction majeure : alors que le Chef de l’État se bat pour l’intégrité du territoire et la souveraineté nationale, il est inadmissible que, localement, des actions viennent fragiliser la cohésion interne.
– Le message aux autorités : Les forces civiles et militaires ne doivent poser que des « actes de paix en vue du développement ».
– Le respect des procédures : Toute démolition, si elle doit avoir lieu, ne peut être le fruit d’une improvisation. Elle doit impérativement respecter les prescrits de la loi et les règlements en vigueur.
L’un des points d’orgue du communiqué réside dans la dénonciation de l’inopportunité de ces manœuvres au Plateau Médical. Patrick Matata est catégorique :
– L’aménagement avant l’action : Seule l’autorité administrative locale est habilitée à interagir avec les citoyens, et ce, uniquement après la validation d’un plan d’aménagement transparent pour l’espace concerné.
– L’appel à la retenue : Le député exhorte les forces de défense et de sécurité à se souvenir de leur mission première : la protection. Le dialogue doit primer sur la force pour préserver l’intérêt supérieur de la nation.
Tout en appelant les habitants de Kisangani au calme et à la vigilance, l’honorable Patrick Matata se veut rassurant. Son engagement est total. Il ne s’agit pas d’un simple communiqué de façade, mais d’une prise de position qui annonce un suivi rigoureux du dossier au niveau législatif et administratif.
Le message est clair : la Constitution et les lois de la République resteront la seule boussole. À Kisangani, le Plateau Médical ne sera pas le théâtre d’une injustice, mais celui d’une citoyenneté défendue avec force par ses élus.
L’heure est à l’apaisement, mais le regard de l’honorable reste fixé sur la protection du droit de chaque Boyomais à la dignité et à son foyer.
Jerry Lombo
