Kisangani : Vent de mobilisation générale pour la CFC-Tshopo, en ordre de bataille à l’aube de son deuxième congrès national

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L’effervescence politique est montée d’un cran dans la ville dixième. Ce jeudi 21 mai 2026, l’espace Heineken de Kisangani s’est mué en un véritable sanctuaire de la démocratie participative. L’Interfédération de la Convention Fédérale du Congo (CFC/Tshopo) y a orchestré un « Café Politique » de haute facture, sonnant le grand rappel des troupes à quelques encablures de son deuxième congrès national. Un rendez-vous charnière pour ce parti phare de l’Union Sacrée de la Nation.

L’appel de l’Interfédération n’a pas souffert d’un manque d’écho, bien au contraire. Cadres chevronnés, militants de la première heure et sympathisants curieux ont massivement convergé des six communes de la ville hospitalière de Kisangani pour saturer l’espace Heineken. L’atmosphère, vibrante d’énergie militante, a planté le décor d’une activité d’échanges et de sensibilisation de grande envergure.

Au menu de ce banquet d’idées : la décortication des enjeux du prochain congrès, une immersion profonde dans l’idéologie du parti, et une clarification indispensable des modalités d’adhésion à la Convention Fédérale du Congo.

Prenant la parole dans une ambiance solennelle, Heri Baraka a d’emblée rappelé la portée quasi-sacrée que revêt un congrès dans l’existence et la maturité d’une organisation politique.

« Le congrès n’est pas une simple formalité administrative. C’est l’instance suprême, le cadre essentiel par excellence pour redynamiser notre structuration, consolider notre organisation interne et faire vivre le fonctionnement démocratique au sein de notre formation politique ».

À travers ses mots, l’accent a été mis sur la nécessité de bâtir des fondations solides pour affronter les défis futurs, en phase avec la vision globale du chef de l’État au sein de la coalition gouvernementale.

Un parti sans doctrine claire est un navire sans boussole. C’est tout le sens de l’exposé magistral dispensé par le Secrétaire général chargé de l’idéologie du parti, le Professeur Janvier Egudra. Avec la rigueur scientifique et la passion politique qui le caractérisent, il a développé la vision de la CFC ainsi que les principes fondamentaux qui guident son action aux quatre coins de la République Démocratique du Congo.

Devant une assistance suspendue à ses lèvres, le Professeur Egudra a martelé un message fort : le rayonnement de la Convention Fédérale du Congo ne se fera pas par procuration. Il exige que chaque militant s’approprie, intériorise et propage les valeurs cardinales du parti, devenant ainsi un ambassadeur actif de sa doctrine sur le terrain.

Pour que la flamme militante se transforme en un incendie d’adhésions, encore fallait-il baliser le chemin. C’est à cet exercice de clarté que s’est livré le Président interfédéral de la CFC-Tshopo, Me Gabriel Isaula.

En détaillant les conditions requises pour devenir membre effectif, Maître Gabriel Isaula a dissipé les doutes et éclairé la lanterne des nombreux sympathisants présents, désireux de franchir le pas de l’engagement formel.

Le message est passé avec une efficacité redoutable : à l’issue des exposés, une vague de signatures a déferlé. De nombreux participants ont officiellement signé leur fiche d’adhésion, actant leur entrée dans la grande famille de la CFC et confirmant la lune de miel grandissante entre ce parti et la population de la Tshopo.

Ce Café Politique réussi n’était qu’un avant-goût, un tour de chauffe magistral. Le grand rendez-vous approche : c’est bien à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, que se tiendront très prochainement les assises du deuxième congrès national de la Convention Fédérale du Congo.

Cette grande messe politique promet de transformer la ville en capitale politique temporaire de la RDC, en réunissant des cadres et délégués venus des 26 provinces du pays. Dans un contexte national en pleine mutation, la CFC s’apprête, depuis Boyoma, à dicter sa stratégie d’expansion et à consolider son ancrage territorial pour s’imposer durablement sur l’échiquier politique congolais. La Tshopo, quant à elle, a prouvé ce jeudi qu’elle était fin prête à porter ce flambeau.

Sylvain Kaita


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