Kisangani : le Bourgmestre adjoint Marcel Batula appelle à la responsabilité citoyenne pour un assainissement durable dans la commune de Tshopo

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La commune de Tshopo, l’une des communes de la ville de Kisangani se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Entre son passé glorieux et son avenir de métropole moderne, un obstacle majeur se dresse : l’insalubrité. Face à cette urgence, le bourgmestre adjoint de cette municipalité, Marcel Batula, a décidé de prendre le taureau par les cornes, lançant un appel vibrant à la responsabilité citoyenne pour un assainissement qui ne soit plus une simple opération ponctuelle, mais une culture durable.

Le constat est amer et visuellement frappant. Malgré les efforts déployés, la question de l’assainissement refait surface avec une insistance qui frise l’exaspération. Dans plusieurs quartiers de la municipalité, le décor est le même : des monticules d’immondices s’érigent le long des artères principales, défiant le passage des piétons et des véhicules.

Ces déchets ne sont pas seulement une nuisance esthétique ; ils constituent une véritable bombe à retardement sanitaire :– Obstruction des drains : Les caniveaux, censés évacuer les eaux de pluie, sont bouchés par des plastiques et des résidus ménagers.

– Propagation de maladies : Ces foyers d’insalubrité favorisent la multiplication des vecteurs de maladies telles que le paludisme, le choléra et la typhoïde.

– Dégradation du cadre de vie : L’odeur et la pollution visuelle sapent la dignité des habitants et freinent le dynamisme économique local.

C’est cette situation préoccupante qui interpelle aujourd’hui, avec une acuité nouvelle, tant les habitants que l’exécutif communal.

Le bourgmestre adjoint, Marcel Batula, ne se contente plus de déplorer ; il mobilise. Son message est clair, direct et sans équivoque : le changement de mentalité est le premier outil de l’assainissement.

« Il est inacceptable de continuer à jeter les déchets sur la voie publique. La salubrité n’est pas un concept abstrait, elle commence à la maison, dans le geste quotidien de chaque citoyen ».

Marcel Batula insiste sur un point technique essentiel : chaque ménage doit disposer d’une poubelle. C’est le premier rempart contre l’insalubrité. La gestion correcte des déchets domestiques est un acte de patriotisme local. En encourageant la population à adopter ces comportements responsables, les autorités locales espèrent inverser la tendance et transformer la Tshopo en une commune vitrine.

Cette démarche d’assainissement n’est pas le fruit d’un simple zèle administratif ; elle s’enracine profondément dans le socle juridique de la République démocratique du Congo. Marcel Batula l’a rappelé avec force : respecter l’environnement, c’est respecter la loi.

– L’article 53 de la Constitution : La Loi fondamentale du 18 février 2006 (modifiée en 2011) est limpide. Elle stipule que « toute personne a droit à un environnement sain et propice à son épanouissement ».

– La double responsabilité : Si l’État doit garantir ce droit, la Constitution précise également que chaque citoyen a le devoir de le défendre. Nettoyer devant sa porte n’est donc pas une option, mais une obligation constitutionnelle.

Si la sensibilisation reste le levier privilégié, le bourgmestre adjoint prévient que le temps de l’impunité est révolu. Les autorités annoncent le déploiement imminent d’une mission de contrôle sur l’ensemble de la commune.

Cette brigade aura pour mission d’identifier et, le cas échéant, de sanctionner sévèrement les ménages récalcitrants. L’absence de poubelle ou le déversement sauvage de déchets feront l’objet de contraignances administratives. L’objectif ultime est d’instaurer une discipline collective indispensable à la vie en société. Il s’agit de mettre fin à l’insalubrité persistante par une application rigoureuse de l’autorité de l’État à l’échelle locale.

Cette initiative de la commune de Tshopo ne s’inscrit pas en vase clos. Elle s’aligne harmonieusement sur la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Le chef de l’État a, depuis son accession au pouvoir, placé la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie au sommet des priorités nationales.

En traduisant ces grandes orientations en actions concrètes sur le terrain de Kisangani, Marcel Batula et son équipe participent à l’élan national pour un Congo plus propre et plus vert. Le discours présidentiel encourageant les Congolais à s’impliquer activement dans la préservation de leur environnement trouve ici un écho pragmatique.

En définitive, l’assainissement dans la commune de Tshopo dépasse largement la simple question du ramassage des ordures. C’est un véritable combat pour la santé publique, la dignité humaine et le respect des normes environnementales.

L’appel de Marcel Batula est un pari sur l’intelligence et le civisme des Boyomais. En instaurant une culture durable de gestion des déchets, la Tshopo ne se contente pas de nettoyer ses rues ; elle prépare un avenir plus sain pour ses enfants. Le rendez-vous est pris : chaque foyer devient désormais le gardien de la propreté de la commune.

Sylvain Kaita


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