Tshopo : L’appel pressant du Bourgmestre Adjoint Marcel Batula face à l’urgence sanitaire

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Dans une province de la Tshopo devenue l’épicentre d’un défi sanitaire unique en République Démocratique du Congo, le cri de ralliement est lancé. Le Bourgmestre Adjoint de la commune de la Tshopo, Marcel Batula, s’est adressé directement aux familles pour une mission vitale : la vaccination massive des enfants.

La situation est inédite et préoccupante. À ce jour, la Tshopo se distingue par un cumul alarmant : elle est la seule province du pays où circulent simultanément trois virus redoutables : la rougeole, la rubéole et la poliomyélite.

Si la lutte contre la poliomyélite montre des signes de victoire encourageants, les chiffres de la rougeole et de la rubéole, eux, font froid dans le dos.

La situation sanitaire actuelle se décline en trois points majeurs concernant la protection de la jeunesse :

Rougeole : La province fait face à une flambée inquiétante avec 2 039 cas suspects répertoriés. Sur ce total, 937 cas ont été formellement confirmés par les services de santé.

L’impact de l’épidémie de rougeole est particulièrement meurtrier cette année, puisque l’on déplore déjà 277 décès parmi les enfants de la région.

La Poliomyélite : un recul encourageantSi la vigilance reste de mise, les efforts de vaccination portent leurs fruits. Alors que le pays comptait 286 cas en 2023, la province de la Tshopo ne signale plus que 2 cas actuellement, témoignant de l’efficacité des campagnes précédentes qu’il faut désormais consolider.

Face à cette menace, les autorités sanitaires ne restent pas les bras croisés. Une campagne de vaccination intensive est déployée avec des objectifs clairs :

-Contre la polio : Plus de 9 000 tout-petits (0 à 59 mois) sont visés.Contre

-Contre la rougeole et la rubéole : Une cible massive de plus de 2 millions d’enfants et adolescents (6 à 14 ans).

Marcel Batula, Bourgmestre Adjoint de la Commune Tshopo ne se contente pas d’informer, il exhorte. Pour lui, la vaccination n’est pas qu’une procédure médicale, c’est un acte de tendresse et de responsabilité citoyenne.

« Mettre les enfants à la disposition des équipes de vaccination, c’est leur offrir une protection essentielle contre ces maladies », a-t-il déclaré avec conviction.

Il a conclu son message par une formule qui résonne déjà dans toutes les têtes : « Aimer son enfant, c’est aussi le faire vacciner. Car aimer, c’est vacciner ».

L’enjeu de ces cinq jours de campagne dépasse les simples statistiques. Il s’agit de briser la chaîne de transmission et de garantir un avenir sain à la jeunesse de Boyoma. Les autorités locales comptent désormais sur la mobilisation de chaque parent pour transformer cet appel en un succès sanitaire historique.

Sylvain Kaita


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