
La gestion des deniers publics et la redevabilité politique constituent les deux faces d’une même médaille pour toute nation aspirant à l’émergence et à une gouvernance vertueuse. En République Démocratique du Congo, l’examen de la reddition des comptes de l’exercice 2025 offre un terrain d’expression privilégié pour évaluer la santé de notre démocratie financière.
Au cœur de cette dynamique institutionnelle, l’intervention remarquée du député national Patrick Matata Makalamba lors de la plénière du mardi 27 octobre 2026 s’impose comme un modèle de rigueur juridique, de lucidité politique et d’efficacité parlementaire. Loin des postures démagogiques ou des débats stériles, cet élu d’exception a su élever le niveau du débat, rappelant avec brio que le contrôle budgétaire est l’arme absolue de la représentation nationale pour garantir le bien-être du peuple congolais.

Lors de cette plénière cruciale, le PhD Patrick Matata Makalamba a pris la parole pour présenter une motion de procédure minutieusement ciselée. Son objectif ? Exiger que l’examen du projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice 2025 ne se fasse pas en vase clos, mais qu’il soit indissociablement lié aux observations avisées de la Cour des comptes.
En s’appuyant sur un arsenal juridique rigoureux, l’élu a démontré une maîtrise impressionnante des arcanes législatives et budgétaires de la République. Il a notamment invoqué l’article 222 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui encadre avec précision la transmission des rapports de la Cour des comptes à la commission compétente. À cela s’ajoute l’article 87 de la loi n° 11/011 du 13 juillet 2011 relative aux finances publiques, disposant l’impératif d’examiner la reddition des comptes du dernier exercice clos avant même de se prononcer sur le nouveau projet de loi de finances. Enfin, il s’est appuyé sur l’article 158, alinéa 2, du Règlement intérieur, servant de boussole procédurière pour orienter directement et efficacement le texte vers la commission économique, financière et de contrôle budgétaire.
Cette démarche, d’une implacable cohérence, témoigne de la volonté farouche de Patrick Matata Makalamba de doter le Parlement congolais d’une boussole technique infaillible.

Au-delà de la technique juridique, l’intervention de Patrick Matata Makalamba met en lumière des qualités personnelles et intellectuelles qui forcent l’admiration. Revêtu du prestigieux titre de PhD, il incarne cette élite congolaise moderne, studieuse, capable d’allier la profondeur de la réflexion académique à l’efficacité de l’action politique.
Sur le plan scientifique, en saluant la « méthode dialectique » et la « technique documentaire » de la Cour des comptes — basée sur la confrontation rigoureuse entre les observations de l’institution et les réponses des gestionnaires publics, Patrick Matata Makalamba montre qu’il ne se contente pas de survoler les dossiers. Il les analyse, les décortique et en extrait la substance utile pour guider ses pairs. Pour lui, le contrôle parlementaire ne doit pas être un vain mot, mais un exercice fondé sur des faits documentés et irréfragables.
En tant que champion de la transparence et de la redevabilité, dans un pays où la mauvaise affectation des ressources publiques a trop souvent freiné le développement, voir un élu de la trempe de Patrick Matata Makalamba monter au créneau pour exiger la synergie entre le Parlement et la Cour des comptes est une lueur d’espoir immense. Il érige la transparence budgétaire en religion d’État et rappelle à chaque acteur politique que le pouvoir de dépenser va de pair avec le devoir de rendre des comptes.

En plaidant pour que le projet de loi de reddition des comptes soit enrichi par les conclusions de l’institution supérieure de contrôle des finances publiques, Patrick Matata Makalamba insuffle une dynamique de synergie et d’efficience salutaire :
« En ce moment, nous allons prendre le projet de loi portant reddition des comptes, joindre aux observations de la Cour des comptes pour la synergie et l’efficience dans notre démarche ».
Cette phrase résume à elle seule la philosophie politique de l’honorable député : briser les silos administratifs, marier la rigueur technique du gendarme financier (la Cour des comptes) au pouvoir souverain du législateur (l’Assemblée nationale), pour un seul et unique but : l’intérêt supérieur de la nation.
L’intervention magistrale de Patrick Matata Makalamba le 27 octobre 2026 restera gravée comme un moment fort de la législature. Elle rappelle à point nommé que la RDC regorge de talents d’exception, de patriotes intègres et de technocrates brillants capables d’impulser une véritable transformation culturelle dans la gestion de la chose publique.
En exigeant l’excellence, le respect des textes et la rigueur dans le contrôle des finances, Patrick Matata Makalamba ne se contente pas d’être un simple député : il s’affirme comme un bâtisseur d’institutions fortes, un phare guidant la République vers les rives tant espérées de la bonne gouvernance et du développement durable.
Jerry Lombo
