
La scène politique en République Démocratique du Congo enregistre une nouvelle prise de position tranchée. Le Rassemblement pour la Souveraineté et la Démocratie (RSD), formation politique portée par le Dr Ivan Ilunga, monte au créneau pour désapprouver fermement la déclaration finale issue des travaux de la Coalition Article 64 (C64), tenus du 25 au 27 octobre 2026 à Rome.
Une diplomatie politique jugée ambiguë face à l’urgence sécuritairePour le RSD, l’appel au dialogue national inclusif formulé depuis la capitale italienne par la C64 souffre d’un manquement majeur : il tend à reléguer au second plan l’occupation d’une partie du sol congolais par la coalition rebelle AFC/M23. Une structure armée à laquelle le parti du Dr Ilunga associe directement la responsabilité de l’ancien président Joseph Kabila.
Tout en prenant acte des orientations de la C64 qui préconise le respect de la Constitution, la sauvegarde du territoire et des démarches croisées auprès du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi et de Joseph Kabila, le RSD estime qu’aucun compromis politique ne peut se négocier au prix du silence ou de la complaisance.
« L’absence d’une condamnation ferme et explicite de l’agression et de l’occupation constitue une défaillance politique majeure, assimilable à une trahison des intérêts supérieurs de la Nation », laisse entendre la direction du RSD.
Pour le Dr Ivan Ilunga, la défense de la République exige une fermeté sans concession qui doit l’emporter sur toute forme de calcul politicien ou d’accord négocié au risque de banaliser la présence étrangère et rebelle sur le sol national.
Face à la démarche de la C64, à laquelle il demande au peuple congolais de retirer toute crédibilité, le président national du RSD propose une voie alternative : le « New Deal congolais ».
Loin des schémas classiques de négociation post-crise, cette vision entend placer les Congolais au centre de leurs responsabilités historiques. Il s’agit, selon le Dr Ilunga, de refonder la dynamique nationale et de redéfinir en toute autonomie les grandes orientations stratégiques du pays.
Dans le prolongement de cette vision, le chef du RSD réitère sa proposition d’accorder un nouveau mandat de dix ans au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Une initiative politique que son initiateur justifie par la nécessité d’offrir au garant de la nation le temps indispensable pour consolider les réformes et parachever l’œuvre de redressement national.
Doly Muntu
