
Dans cette dynamique ambitieuse, la transformation de la filière cacaoyère franchit une étape historique grâce à la vision stratégique d’acteurs engagés et déterminés. Sous l’impulsion remarquable de l’Établissement DOKAS et au travers d’une synergie exemplaire avec la Coopérative des Cultivateurs de Cacao de la Tshopo (COCUCT), le bassin de la Tshopo se dote des outils nécessaires pour devenir un hub majeur du cacao certifié, traçable et haut de gamme. C’est dans ce contexte prometteur que s’est tenu ce mardi 15 septembre 2026 un atelier charnière d’un jour, marquant le passage de la phase de production agricole à une ère d’agrégation, de valorisation industrielle et de conquête des marchés internationaux.
Animé par Albert Sefu, expert chevronné de Management for Development Foundation Afrique Centrale (MDF|AC), cette rencontre participative visait un objectif clair : passer au criblage minutieux les capacités institutionnelles, opérationnelles, financières et commerciales de DOKAS. L’enjeu est de taille : concevoir une feuille de route prioritaire pour imposer DOKAS comme l’acheteur et l’agrégateur incontournable d’un cacao éthique, de haute qualité et totalement traçable.
Pour Dominique Kasimba, Directeur Général de l’Établissement DOKAS et figure de proue de cette dynamique agro-industrielle, cette initiative marque l’aboutissement d’un travail de fond exceptionnel mené en synergie avec la communauté agricole locale. Aux côtés de DOKAS, la Coopérative des Cultivateurs de Cacao de la Tshopo (COCUCT) s’impose comme un pilier incontournable du développement rural dans la province. Par son travail acharné de structuration et son encadrement exemplaire des planteurs, la COCUCT démontre la force de l’organisation paysanne locale pour relever les défis de la production durable.
« Nous sommes dans la suite de l’accompagnement de nos partenaires. DOKAS a été un membre actif d’une alliance productive avec la Coopérative des Cultivateurs de Cacao de la Tshopo (COCUCT). Grâce à nos partenaires, la COCUCT est en phase de restructuration pour devenir une société-coopérative de plein droit. Ce même partenariat vient aujourd’hui appuyer DOKAS afin d’absorber efficacement la production locale dans le cadre du corridor Tshopo, pensé pour la protection de nos forêts », aexpliqué avec pragmatisme, Dominique Kasimba.

L’évaluation menée par MDF|AC permet ainsi d’identifier avec précision les leviers internes à renforcer. Grâce au leadership éclairé de Dominique Kasimba et à l’engagement sans faille des membres de la COCUCT, une première phase majeure dédiée à l’encadrement agricole et aux plantations a été couronnée de succès. Alors que les fèves commencent aujourd’hui à mûrir sur le terrain, la chaîne de valeur s’attaque désormais avec assurance aux maillons logistiques et commerciaux : le transport, le stockage de pointe et la commercialisation.
Soutenu par des bailleurs de premier plan tels que le Fonds Britannique, FCDO, aux côtés d’organisations de renommée comme Palladium et Cross Boundary, le projet entend hisser le cacao congolais sur la scène internationale. Il ne s’agit plus seulement de vendre du cacao brut, mais de faire valoir l’empreinte gustative unique et les belles saveurs du bassin de la Tshopo.
Sur le terrain, cette ambition se traduit déjà par des réalisations concrètes et opérationnelles. L’Établissement DOKAS a installé un grand centre principal de récolte et de traitement de cacao affichant une capacité remarquable de 5 000 tonnes par semaine. En parallèle, des centres relais ont été implantés dans plusieurs territoires, apportant une capacité de traitement supplémentaire d’environ 1 000 tonnes par semaine.
« Pour vendre du cacao à l’échelle mondiale aujourd’hui, les normes exigent une traçabilité irréprochable et des certifications strictes », souligne le Directeur Général Dominique Kasimba. « Ce travail est en cours. Nous planifions tout en agissant simultanément ».


L’atelier a réuni une représentativité exemplaire des forces vives du secteur. Autour des équipes de DOKAS et du formateur de MDF|AC, des animateurs des services étatiques sectoriels ont siégé aux côtés d’un échantillon représentatif de membres de coopératives et de producteurs venus des quatre coins de la province, notamment du territoire de Banalia, du territoire d’Ubundu, du territoire de Bafwasende ainsi que du secteur de Lubuya-Bera.
En impliquant directement ces acteurs de terrain et en valorisant le travail remarquable accompli par la COCUCT, l’Établissement DOKAS et son leader Dominique Kasimba s’assurent que la transformation économique de la filière cacaoyère s’accompagne d’une véritable cohésion sociale, préservant la forêt équatoriale tout en garantissant des revenus justes et durables pour les planteurs de la Tshopo.
Jerry Lombo
