
Face à la résurgence des drames sur la voie publique, le débat sur la protection des usagers de la route s’invite au cœur de l’institution parlementaire provinciale de la Tshopo. Dans une prise de parole vibrante et empreinte de gravité, le député provincial Freddy Yuma a porté haut le cri de détresse de toute une population. À travers une motion d’information percutante présentée ce mardi 27 octobre 2026, l’élu de Kisangani a tiré la sonnette d’alarme sur la conduite jugée dangereuse de certains chauffeurs de camions-bennes de la société SAFRIMEX, exigeant des mesures urgentes, concrètes et intransigeantes.
« Combien de temps allons-nous encore pleurer nos frères, nos sœurs et nos proches avant que des mesures véritablement efficaces ne soient prises ? » C’est par cette question poignante, résonnant comme un électrochoc dans l’hémicycle provincial, que Freddy Yuma a capté l’attention de ses pairs et de l’opinion publique.
Loin d’un simple discours de circonstance, cette intervention illustre la sensibilité et le sens des responsabilités d’un leader déterminé à faire de la sécurité de ses électeurs une priorité absolute. Touché par le deuil qui frappe régulièrement les familles boyomaises, le député Yuma s’est fait le véritable porte-voix des sans-voix. Il est notamment revenu sur la tragédie survenue le mardi 20 octobre 2026 sur l’axe menant vers l’Université Centre de Promotion en Management et Développement (CEPROMAD) de Kisangani, un événement douloureux qui rappelle la vulnérabilité quotidienne des habitants face aux mastodontes du bitume.
Avec précision et méthode, l’élu provincial a pointé du doigt des comportements irresponsables constatés sur le terrain, à savoir les excès de vitesse intempestifs, les stationnements anarchiques ainsi que les manœuvres imprudentes en plein tissu urbain.
Freddy Yuma a rappelé une réalité technique élémentaire mais souvent ignorée : la cohabitation entre gros porteurs et usagers vulnérables, comme les piétons, les cyclistes ou les motocyclistes, dans une ville aux artères parfois étroites exige une prudence redoublée. Le gabarit, le poids imposant et la longueur des distances de freinage d’un camion-benne lourdement chargé n’autorisent aucun écart. Pour l’élu, le respect scrupuleux du Code de la route et la maîtrise permanente des engins ne sont pas de simples recommandations, mais des impératifs vitaux.
« L’assurance n’est ni un permis de mettre en danger la vie d’autrui ni une excuse à l’irresponsabilité », a tranché le député avec une fermeté saluée.
Par cette déclaration forte, Freddy Yuma a tenu à déconstruire une idée reçue néfaste : aucune indemnisation financière ne saurait réparer la perte d’une vie humaine ni apaiser la douleur d’une famille brisée. Les contraintes économiques, les impératifs de rendement ou la possession d’une police d’assurance ne sauraient en aucun cas prévaloir sur le droit fondamental à la vie et à la sécurité.
La démarche du député Freddy Yuma se distingue par son approche constructive et pragmatique. Plutôt que de se limiter à la dénonciation, il formule des pistes de solutions concrètes adressées à l’ensemble des parties prenantes.
Premier volet : Du côté de l’entreprise SAFRIMEX
L’élu invite la société à renforcer significativement ses mécanismes internes de prévention et de discipline. Cela passe avant tout par un contrôle renforcé du comportement des conducteurs au volant, soutenu par l’organisation d’actions régulières de sensibilisation et de recyclage aux règles de conduite urbaine. Il insiste également sur le respect strict des temps de repos afin d’éviter les risques liés à la fatigue accumulée, sans oublier l’application rigoureuse de sanctions disciplinaires exemplaires à l’encontre des chauffeurs récalcitrants.
Second volet : Du côté des autorités et des services de contrôle
S’appuyant sur les dispositions de la loi numéro 78-02 du 3 août 1978 portant nouveau Code de la route, Freddy Yuma a exhorté le gouvernement provincial de la Tshopo et les services de la circulation routière à prendre leurs responsabilités. Il préconise un accroissement des contrôles routiers et une application rigoureuse de la loi face aux infractions, rappelant que nul n’est au-dessus des règles de sécurité publique.
À travers cette initiative parlementaire courageuse et documentée, Freddy Yuma confirme son statut de figure politique vigilante et à l’écoute des réalités de sa base. En posant le débat sur la place publique, il force chacun à faire face à ses responsabilités afin d’éviter que d’autres drames évitables ne viennent endeuiller la ville.
Au moment de la clôture de cette session, la réaction officielle de la direction de SAFRIMEX restait attendue. La population boyomaise, quant à me, espère que l’interpellation vibrante de son député marquera le point de départ d’une prise de conscience durable et de changements tangibles sur les routes de la province.
Jerry Lombo
