Kasaï-Central : Emmanuel Iza Kabukapu accuse Joseph Kabila de vouloir déstabiliser la RDC à travers le FRN

Spread the love

La Société Civile du Peuple, coordination provinciale du Kasaï-Central, dénonce la création du mouvement politico-militaire Front pour la refondation de la nation (FRN), attribuée à l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange. Dans une déclaration faite ce vendredi 23 octobre 2026 à Kananga, son président provincial, Emmanuel Iza Kabukapu, a qualifié cette initiative de tentative de déstabilisation du pays et appelé la justice congolaise à se saisir du dossier.

Prenant la parole devant les médias, le responsable de cette structure citoyenne a exprimé ses inquiétudes face aux implications politiques et sécuritaires qu’il associe à l’apparition de ce mouvement. Selon lui, la création du FRN constituerait une menace pour la stabilité nationale, dans un contexte marqué par la persistance des violences armées dans l’est de la République démocratique du Congo.

Emmanuel Iza Kabukapu va plus loin en soupçonnant l’ancien chef de l’État d’entretenir des liens avec les forces hostiles à la RDC et de chercher à ouvrir un nouveau front à l’intérieur du pays. Ces accusations, formulées par le responsable de la Société civile du peuple, n’ont toutefois pas été accompagnées d’éléments de preuve dans les informations communiquées.

Face à ce qu’il considère comme une menace pour l’intégrité territoriale et la sécurité nationale, Emmanuel Iza Kabukapu a appelé la jeunesse du Kasaï-Central à s’engager dans les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Il a présenté cet engagement comme une contribution au soutien des militaires déployés sur les différents fronts.

Le responsable provincial a également réaffirmé le soutien de sa structure au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et aux FARDC. Il a, par ailleurs, exhorté les autorités judiciaires à examiner le dossier de Joseph Kabila pour des faits qu’il estime susceptibles de relever d’une atteinte à la sûreté de l’État.

Cette prise de position intervient dans un climat politique et sécuritaire sensible, alors que la question du FRN suscite des réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Les accusations formulées à Kananga restent néanmoins la position de cette organisation et ne constituent pas, en elles-mêmes, une conclusion judiciaire sur la responsabilité de l’ancien président.

Doly Muntu


Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *