RDC|Politique : La CFC de James Kenda Odu répond sévèrement à Joseph Kabila « Le Congo n’a pas besoin d’être sauvé par ceux qui l’ont livré »

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L’échiquier politique congolais vient de connaître une nouvelle montée de fièvre. Quelques heures à peine après la sortie médiatique très commentée de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange, la réplique de la majorité présidentielle s’est voulue immédiate, percutante et sans concession.

C’est la Convention Fédérale du Congo (CFC), formation politique phare de l’Union Sacrée de la Nation dirigée par l’honorable James Kenda Odu, qu’est venue l’une des attaques les plus virulentes contre l’ex-chef de l’État. Dans une déclaration politique rendue publique ce samedi 10 Octobre 2026 depuis la capitale, la CFC n’a pas mâché ses mots, qualifiant le discours de Kabila de « manœuvre de déstabilisation » et de « menace à peine voilée contre les institutions légitimes de la République ».

La rhétorique du sauveur mise à rude épreuve

Au cœur de la riposte de la CFC se trouve une remise en question fondamentale de la légitimité morale de l’ancien président. Alors que Joseph Kabila évoquait dans son message des « choix existentiels » et l’urgence de « sauver la patrie », le parti de James Kenda Odu dénonce une imposture politique.

« En parlant de choix existentiels et de la nécessité de sauver la République Démocratique du Congo, Monsieur Kabila tente de se draper dans un costume de sauveur que 18 ans de pouvoir sans partage lui ont définitivement retiré », tranche le communiqué officiel de la CFC.

Pour la majorité, l’histoire ne saurait être réécrite au gré des ambitions politiques de l’opposition. Le document dresse un bilan particulièrement sombre du règne de l’ex-Président, rappelant la fragilisation progressive des structures de l’État durant près de deux décennies, l’émergence des fausses promesses sécuritaires et la dégradation du tissu économique national.

Un passif historique lourdement chargé

S’attaquant au fond de l’héritage politique du régime précédent, la CFC a énuméré ce qu’elle qualifie d’« ombres indélébiles » du pouvoir de Kabila en rappelant d’abord la gestion patrimoniale de l’État, caractérisée par un système où les ressources nationales semblaient confisquées au profit d’intérêts privés et d’une oligarchie politique. Ensuite, le parti remémore les épisodes sombres de l’histoire récente avec l’évocation douloureuse des événements marquants, à l’instar du drame des fosses communes de Maluku.

Enfin, la CFC pointe du doigt la genèse de l’insécurité à l’Est, soulignant la responsabilité historique des faiblesses stratégiques et politiques des gouvernements successifs de l’époque dans la naissance des mouvements rebelles, notamment le M23.

Pour le parti de James Kenda Odu, la mémoire collective du peuple congolais reste vive, comme en témoigne le désintéressement populaire ayant déjà accueilli les précédentes initiatives politiques menées sous le label « Sauvons le Congo ».

La vraie priorité : L’unité face à l’agression extérieure

Au-delà du règlement de comptes politique, la CFC a tenu à recentrer le débat sur ce qu’elle considère être le seul vrai combat d’urgence nationale : la défense de l’intégrité territoriale dans l’Est du pays.

Face à l’agression barbare perpétrée sous couvert de la coalition M23/AFC soutenue par le Rwanda, le parti estime que l’heure n’est pas aux spéculations séditieuses lancées depuis l’exil ou les salons feutrés, mais à l’union sacrée derrière la patrie. C’est sur le terrain du patriotisme sincère et de la résistance face aux envahisseurs que les figures politiques sont attendues par le peuple.

Loyauté indéfectible à Félix Tshisekedi et mot d’ordre à la base

Dans cette tourmente, la CFC réaffirme sans ambiguïté son soutien total au Chef de l’État à travers un engagement indéfectible qui voit le parti réitérer sa loyauté absolue à l’Union Sacrée de la Nation et à son Autorité de Référence, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qualifié de « seul Garant de l’unité et de la survie de la Nation ». Par ailleurs, une mise en garde ferme est adressée aux proches de l’ancien président, avertissant que la création de nouvelles plateformes politiques ou structures d’opposition trouvera en face d’elle le barrage infranchissable des forces citoyennes et patriotiques, car « la RDC n’est plus à vendre ».

Enfin, en tant qu’Autorité Morale, l’Honorable James Kenda Odu lance un appel solennel à l’ensemble des cadres, fédéraux et militants du parti de Kinshasa à Lubumbashi, de Goma à Matadi à demeurer debout, vigilants et parfaitement remobilisés autour de la vision du Président de la République.

Un message clair pour l’avenir de la Nation

En conclusion, la déclaration de la Convention Fédérale du Congo scelle une ligne de conduite claire pour la majorité : la République Démocratique du Congo, une et indivisible, ne sera plus jamais prise en otage par les ambitions d’un seul homme ou d’une famille politique. Alors que les défis sécuritaires et socio-économiques restent immenses, cette passe d’armes montre que le débat sur la légitimité et l’héritage politique reste l’un des enjeux majeurs de la scène politique congolaise.

Sylvain Kaita


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