
Dans le cadre de sa proposition de loi portant principes fondamentaux des travaux publics en RDC, l’élu des élus propose un Chapitre IV révolutionnaire sur l’obligation de coordination préalable. Il s’agit d’un acte de maturité politique et technique salué par tous les observateurs. Chacun en RDC a déjà été témoin de cette scène exaspérante : une avenue fraîchement asphaltée ou réhabilitée à grands frais se voit, quelques semaines ou mois plus tard, de nouveau perforée et éventrée par un opérateur de télécommunications, une régie de distribution d’eau ou une compagnie d’électricité. Le résultat se traduit par une chaussée détruite, des embouteillages monstres, un service public interrompu et un gâchis effrayant de deniers publics.
Face à cette anarchie d’interventions disparates, un homme a décidé de prendre le taureau par les cornes, à savoir le sénateur Jean Bamanisa Saïdi. Acteur politique visionnaire et fin connaisseur des réalités de la gestion du domaine public, le parlementaire porte une ambitieuse proposition de loi fixant les principes fondamentaux des travaux publics en RDC.
Au cœur de ce texte novateur, la septième partie et son chapitre IV constituent un véritable remède à ce mal congolais grâce à l’obligation stricte de coordination des travaux sur une même infrastructure.
Un problème du quotidien enfin nommé et ciblé
Le constat dressé par le sénateur Jean Bamanisa Saïdi est limpide et universel. L’absence d’articulation entre les différents acteurs d’un même chantier débouche sur quatre fléaux majeurs.
D’une part, on observe des dégradations répétitives qui usent prématurément les ouvrages publics. D’autre part, des incompatibilités techniques apparaissent entre les équipements sous-terrains et les aménagements de surface. De plus, cela provoque des interruptions inutiles du service public qui entraînent gêne et exaspération chez les usagers. Enfin, cette désorganisation génère des surcoûts colossaux puisque le même mètre carré d’infrastructure se retrouve financé, détruit puis réparé plusieurs fois.
Les quatre ingrédients de la réforme Bamanisa (Articles 73 à 76)
Pour mettre fin à ce chaos organisationnel, la proposition de loi s’appuie sur une mécanique de précision organisée en quatre volets majeurs.
– Le premier volet concerne la concertation préalable obligatoire inscrite à l’article 73. Maîtres d’ouvrage, gestionnaires et concessionnaires doivent obligatoirement se mettre autour d’une table avant de donner le premier coup de pioche.
– Le deuxième volet impose une programmation anticipée. Il devient interdit de planifier un chantier en solo, chaque projet devant désormais intégrer la carte globale des réseaux existants et futurs.
– Le troisième volet établit le leadership du gestionnaire de domaine. Un chef d’orchestre est clairement désigné pour arbitrer la situation et fixer le calendrier d’intervention sur son réseau.
– Le quatrième volet met en avant la mutualisation des chantiers. Il s’agit d’ouvrir une tranche une seule fois afin d’y poser simultanément l’eau, l’électricité, la fibre optique et la voirie.
La force de l’initiative du sénateur Jean Bamanisa Saïdi réside dans son impact direct sur le quotidien des Congolais.
Auparavant, l’action publique se faisait en ordre dispersé. Une entreprise bitumait la chaussée, la régie d’eau creusait le lendemain et l’opérateur télécom fermait la voie la semaine suivante. Désormais, le texte propose une gouvernance unifiée et prévisible, caractérisée par une seule phase de travaux intégrée et planifiée sur la durée.
Pour le citoyen, l’effet recherché est immédiat : moins d’embouteillages, des routes durables, des services publics ininterrompus et la certitude que l’argent du contribuable est respecté.
Hommage au Sénateur Jean Bamanisa Saïdi : Le sens de l’État et du pragmatisme politique
En s’attaquant à la coordination des travaux publics, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi démontre une fois de plus sa stature d’homme d’État ancré dans le réel. Loin des discours abstraits, il s’attaque aux détails techniques qui font la différence entre un pays émergent et une nation en perpétuel chantier inutilisable.
Par cette proposition de loi, l’élu prouve sa maîtrise des enjeux d’aménagement du territoire, de gestion budgétaire et de protection du patrimoine national. C’est une initiative patriotique qui vise à moderniser durablement la République Démocratique du Congo en y instaurant une culture d’anticipation, de rationalité et de rigueur administrative.
Le chapitre IV de cette proposition de loi porte un message simple mais fondateur. Sur une même infrastructure, on ne construit plus en aveugle : on coordonne, on préserve et on optimise. Alors que le texte poursuit son bonhomme de chemin dans le circuit législatif, l’opinion publique et les experts du secteur retiennent leur souffle, saluant une avancée historique initiée par un sénateur déterminé à offrir à la RDC des infrastructures dignes de ses ambitions
Jerry Lombo
