
Dans le cadre de la modernisation des infrastructures et la bonne gestion des projets des travaux publics, la proposition de loi sur les principes fondamentaux des travaux publics en RDC, portée par le sénateur Jean Bamanisa Saïdi s’impose comme une avancée stratégique majeure. À travers la quatrième partie de ce texte dédiée en son Chapitre I à la classification des infrastructures, l’élu fait preuve d’une hauteur de vue exceptionnelle. En s’attaquant à l’opacité et aux chevauchements qui ont si souvent paralysé la gestion des ouvrages publics en République Démocratique du Congo, Jean Bamanisa Saïdi livre un outil méthodologique brillant, indispensable au redressement économique et territorial du pays.
Le diagnostic stratégique : Mettre de l’ordre sans défaire la Constitution
Routes, voies ferrées, ports, aéroports, installations énergétiques ou hydrauliques : jusqu’ici, la multiplicité des infrastructures publiques manquait d’un cadre d’interopérabilité et de typologie transversale.
Face à ce constat, le Chapitre I propose une grille de classification rationnelle fondée sur quatre piliers d’évaluation :
– La fonction de l’ouvrage (mobilité, logistique, énergie, eau, administration).
– La portée territoriale (locale, interprovinciale ou de corridor).
– Le mode de transport ou de service.
L’importance stratégique.
L’intelligence de la démarche portée par le sénateur Bamanisa réside dans son respect scrupuleux du cadre institutionnel existant : cette classification est strictement conçue comme un instrument de planification et de gestion. Elle ne modifie en rien la répartition constitutionnelle des compétences (articles 202 à 204 de la Constitution), garantissant ainsi un équilibre parfait entre l’État central et les provinces.
Une hiérarchisation intelligente des infrastructures de mobilité
Pour le secteur de la mobilité, la proposition du sénateur va au fond des choses en instaurant une typologie en trois catégories distinctes :
– Les infrastructures de corridor : Déclarées d’intérêt national en raison de leur rôle névralgique pour la défense, l’intégration du territoire, les échanges internationaux et la continuité des réseaux.
– Les infrastructures interprovinciales : Destinées à fluidifier le commerce et le transit entre les différentes provinces du pays.
– Les infrastructures locales : Consacrées au désenclavement et à la desserte de proximité des populations.
Cette lisibilité accrue permet de confier chaque projet à l’autorité réellement compétente et de lui appliquer le régime juridique le plus adéquat, par décret pris en Conseil des ministres.
Des retombées tangibles pour l’État, les provinces et le citoyen
Cette réforme législative dépasse la simple technique juridique ; elle offre des leviers concrets pour transformer le quotidien des Congolais et l’efficacité de l’action publique.
– Pour les autorités publiques et les décideurs : Elle met fin au flou décisionnel, optimise l’allocation des ressources budgétaires et évite la dispersion des investissements grâce à une meilleure cartographie des priorités.
– Pour les investisseurs et partenaires au développement : Elle offre un cadre lisible, sécurisant et prévisible, indispensable pour mobiliser des financements d’envergure dans les secteurs de l’énergie, du transport et de l’hydraulique.
– Pour le citoyen : Elle garantit une plus grande redevabilité des décideurs. Chaque Congolais pourra désormais savoir clairement quelle autorité est responsable de la construction, de la gestion et de la maintenance des routes ou des équipements de sa région.
Un hommage au leadership du sénateur Jean Bamanisa Saïdi
Par cette initiative d’une rigueur exemplaire, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi confirme sa stature d’homme d’État tourné vers les solutions concrètes. En mariant maîtrise du terrain, respect des institutions et sens de l’anticipation économique, il dote la RDC d’une feuille de route législative moderne.
Ce premier chapitre du Titre IV démontre avec éclat qu’une bonne planification commence par une catégorisation scientifique des besoins. Une proposition de loi novatrice qu’il convient de soutenir chaleureusement pour doter le pays d’infrastructures à la hauteur de ses ambitions nationales et continentales.
Jerry Lombo
