Tshopo : Quand la terre fertile, les clones d’élite et l’audace de Dominique Kasimba concoctent la renaissance du café au kilomètre 49, la ministre Bijou Koy s’en réjouit

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Au cœur de la majestueuse forêt équatoriale, là où la terre généreuse de la province exhale toute sa puissance, une véritable révolution agricole prend racine. À 49 kilomètres de Kisangani, le long de la route Alibuku, le paysage s’est métamorphosé en un vaste modèle de réussite agronomique. C’est en ce lieu d’exception que la ministre provinciale de l’Environnement, Agriculture, Pêche et Élevage, Bijou Koy, s’est rendue ce samedi 15 Août 2026 pour inspecter le domaine verdoyant de l’Établissement Dokas.

Derrière ce chef-d’œuvre champêtre se cache une figure emblématique du développement local : Dominique Kasimba. Visionnaire infatigable, cet agro-entrepreneur chevronné ne se contente pas de faire prospérer l’Établissement Dokas. En tant que Coordonnateur de la Coopérative des Cultivateurs de Cacao de la Tshopo (COCUCT), il incarne le leadership éclairé et le patriotisme économique dont la région a tant besoin. Homme de terrain pragmatique, il fédère les agriculteurs, valorise le savoir-faire paysan et démontre avec brio que le secteur privé congolais possède la clé d’une prospérité durable et partagée.

Le constat agronomique et la prouesse des 3 ans

Guidant la délégation officielle au milieu d’alignements impeccables de caféiers en pleine maturité, le patron de l’Etablissement Dokas a commencé par poser les bases techniques de cette réussite spectaculaire, saluant au passage la qualité des semences locales fournies par l’ONAPAC.

« En fait, ici on est dans un champ pilote de 5 hectares au départ, mais actuellement ça a un peu évolué jusqu’à 6 hectares. L’idée c’est d’arriver à mettre en place autour de 50 hectares. Ce champs, comme vous le voyez déjà en production, n’a que moins de 3 ans d’âge. Celà montre que la Tshopo à la bonne terre pour le Café et pourquoi pas, pour la relance du Café. La Tshopo à des bonnes sémences parce que ce sont des sémences issues des clones de l’ONAPAC-Kisangani qui nous a fourni. Et voyez-vous, c’est au mois de novembre que cette plantation va totaliser 3 ans. Ça a été mis en place en novembre 2023. Donc pour nous, c’était une occasion de voir si on peut relancer la production du café dans la Tshopo ».

Dominique Kasimba : Patron de l’Ets Dokos en train de contempler la croissance du café

La stratégie de diversification économique rurale

Poursuivant sa démonstration, le patron de l’Établissement Dokas a partagé sa vision macroéconomique. Pour ce leader coopératif, la relance du café ne vient pas concurrencer la filière cacao qu’il porte déjà au plus haut niveau avec la COCUC, mais offrir une sécurité financière indispensable aux ménages ruraux face aux fluctuations des cours mondiaux.

« Parce que l’objectif est de diversifier l’économie en milieu rural. Parce qu’on ne doit pas être indépendant seulement du cacao, parce que tout le monde s’est lancé dans le cacao. C’est une très bonne chose, car on est en train de développer le secteur du cacao. Mais on s’est dit aussi que les producteurs, pour avoir l’assurance en cas de changement du marché au niveau mondial, qu’ils peuvent avoir une béquille d’appui. C’est pourquoi on a tenté de faire le café et voir si on peut proposer ça aux paysans, aux habitants de milieu rural. Et c’est ce qui sera fait, parce que nous avons trouvé que la Tshopo a aussi une bonne terre pour le café ».

Bijou Koy ( Min Env.) | Dominique Kasimba

L’efficacité du modèle privé et l’appel patriotique à la terre

Pour conclure son allocution sur une note politique et sociale fort stimulante, Dominique Kasimba a défendu l’efficacité des partenariats directes entre l’État, ses partenaires (projet PSFD) et les entrepreneurs privés locaux, avant de lancer un appel vibrant à toutes les couches sociales de la province.

« En fait, ce café a été mis en place grâce à l’appui des partenaires du gouvernement à travers le ministère de l’Agriculture, le projet PSFD en cofinancement avec le bénéficiaire qui est l’Etablissement Dokas. Donc, c’est un projet qui a eu l’appui des partenaires techniques et financiers (PTEF) du gouvernement . Et voilà, les résultats sont là. Ce que moi, je peux demander d’abord au gouvernement de continuer à encourager le PTEF à appuyer son secteur agricole parce que les résultats sont là. Mais attention, j’insiste beaucoup, les résultats sont là parce que l’approche a été parfaite. Parce que dès que l’approche est biaisée, quels que soient les fonds et le moyen qu’on peut mettre en place, il n’y aura aucun résultat. Et cette approche a réussi, c’est parce qu’on a fait aussi appel aux opérateurs privés. Depuis longtemps, le gouvernement a toujours travaillé avec le système des ONGD et il a ignoré son secteur privé qui est porteur d’espoir pour l’agriculture congolaise. Alors, je crois que ce modèle qu’il y a ici, le gouvernement doit multiplier les efforts pour que ça continue. Et j’ai fait appel à la population, l’agriculture, c’est la seule vraie richesse. Et la chance qu’on a en RDC et dans la Tshopo en particulier, est qu’on a la terre fertile, on a des terres arables. Et il faut profiter de cette occasion où nous avons quand même un gouvernement qui pense à subventionner le secteur agricole. C’est le moment où tous les Tshopolais, que vous soyez enseignants, médecins, pasteurs, infirmiers ou chômeurs, c’est le moment de se focaliser dans l’agriculture. Parce qu’on a au moins l’assurance que le gouvernement et ses partenaires sont derrière ce type d’initiative ».

En associant la rigueur managériale de l’Etablissement Dokas au souffle communautaire de la COCUCT, Dominique Kasimba s’impose indéniablement comme l’un des plus précieux bâtisseurs de l’agriculture moderne de la Tshopo. Son initiative au kilomètre 49 sur la route Alibuku prouve qu’avec une vision claire, des semences adaptées et une volonté de fer, la terre congolaise reste le trésor le plus sûr pour nourrir l’avenir et bâtir une véritable souveraineté économique.

Jerry Lombo


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