
À l’approche d’une saison sportive au couperet particulièrement acéré, le paysage footballistique de la province de la Tshopo est en pleine ébullition. Ce vendredi 24 juillet 2026, la résidence de Dedosh Lusangi, président honoraire de l’AS Nika, s’est transformée à un QG de réconciliation pour l’un des clubs les plus populaires de la région.
Alors que le temps presse et que les exigences administratives nationales se font de plus en plus asphyxiantes pour les clubs de Ligue 2, les représentants du comité des fanatiques sont allés frapper à la porte de celui qui incarne la mémoire vivante de l’équipe.
Face aux réformes de fond engagées par le nouveau comité de la FECOFA et l’exigence de rigueur insufflée par le nouveau comité de la Linafoot, l’AS Nika se devait d’être irréprochable avant d’espérer fouler les pelouses cette saison. Avec le passage drastique de la Ligue 2 d’une quatre-vingtaine de clubs à seulement 48 participants, le droit à l’erreur est désormais nul : chaque dossier doit être « viable et fiable ».


Saisissant la gravité de la situation, accentuée par l’absence momentanée du 1er vice-président Bernard Lumaliza, les supporters et les sages du club ont pris leur bâton de pèlerin. Accueillis à bras ouverts par Dedosh Lusangi, ces derniers ont trouvé chez l’ancien dirigeant bien plus qu’une simple oreille attentive : un geste sauveur immédiat.
« Comme vous le savez, en tant qu’ancien président de l’AS Nika, le plus ancien d’entre eux, nous restons des Nikarois à vie. Aujourd’hui, j’ai reçu la visite du comité des fanatiques. Ils sont venus me voir par rapport à l’urgence du moment. Il y a un nouveau comité à la FECOFA, un nouveau comité à la Linafoot, et toutes les conditions nécessaires pour qu’une équipe soit viable et fiable sont désormais obligatoires avant le début de la compétition. D’où, il faut mettre l’équipe en ordre, non seulement vis-à-vis de la Fédération, mais aussi de la Linafoot. Il se trouvait que Nika avait besoin de régulariser sa situation. Comme le 1er vice-président Bernard Lumaliza n’est pas sur place à Kisangani, le comité des fanatiques et quelques sages font le tour chez les anciens dirigeants pour résoudre ce problème. Ce matin, ils m’ont posé le souci. Il y avait un petit problème financier que je viens de résoudre entièrement pour leur permettre de travailler rapidement, car d’ici quelques heures, le secrétaire doit déjà transmettre le dossier à la hiérarchie ».
Au-delà du sauvetage financier express, l’ancien dirigeant de Nika a profité de ce rassemblement pour dresser un plaidoyer vibrant en faveur de la cohésion et de l’amour de la maillot. Pour Dedosh Lusangi, la reconquête de la Ligue 1 ne pourra se faire que dans la paix et le rassemblement de toutes les forces vives de l’institution.


Dedosh Lusangi : Président Honoraire de l’AS Nika
Poussant un cri du cœur empreint de sagesse, il a lancé un appel solennel aux supporters, mais aussi aux grandes figures historiques qui ont façonné l’histoire des Rouges et Blancs de Kisangani :
« Cette saison, nous n’avons pas besoin de division. Nous devons tous être unis derrière le comité Christian Lumumba et le 1er vice-président Bernard Lumaliza. Conjuguons tous nos efforts pour apporter à Nika ce souffle nécessaire afin que, cette année, l’équipe puisse réintégrer la Ligue 1, comme nous le souhaitons tous. Ce n’est pas un chemin facile, c’est une route que je connais très bien et nous devons nous préparer en conséquence. Je lance également un message à tous les anciens présidents de Nika : au gouverneur Mike Mokeni, à Kasero et à tous les autres. Que nous soyons simples fanatiques, membres du comité ou membres d’honneur, nous devons tous nous ranger derrière le président Bernard pour que l’AS Nika retrouve enfin sa robe habituelle ! ».

En débloquant cette impasse administrative au plus fort de la tempête, Dedosh Lusangi redonne un souffle d’espoir inestimable à tout un peuple. L’AS Nika, l’un des véritables monuments du football de la Tshopo, envoie un signal fort à ses concurrents : la machine est lancée, les rouages administratifs sont huilés, et le rêve d’un retour au sommet national redevient une priorité absolue à Kisangani après cette renconcialition.
Le message est clair, net et limpide : l’union fait la force, et le réveil du géant boyomais est bel et bien amorcé.
Jerry Lombo
