
C’est dans une ambiance de ferveur et de lucidité sportive que la grande famille du Sporting Club Sotexki s’est réunie ce vendredi 16 juillet pour son Assemblée Générale Ordinaire. L’objectif ? Rendre compte d’une saison 2026-2027 riche en émotions, mais aussi poser les jalons d’un avenir que la direction souhaite radieux, ambitieux et surtout, structuré.
La séance a débuté par le traditionnel, mais crucial, exercice de transparence. Le secrétaire général du club, Blaise Mosengo, est monté à la tribune pour présenter le rapport d’activités de la saison écoulée. Un grand oral réussi haut la main : après lecture et analyse, les membres composants l’Assemblée ont accepté le rapport à l’unanimité.
Ce quitus de l’assemblée témoigne de la bonne gouvernance administrative qui règne au sein du club, offrant une base solide pour aborder les défis futurs. Pour la saison à venir, la direction affiche déjà ses ambitions financières en prévoyant un budget de 35 000 dollars, signe que le club se donne les moyens de ses ambitions.
L’un des moments forts de cette assemblée a été, sans conteste, la prise de parole du président Franck Babo. Contraint par le passé de suivre les affaires à distance en raison de ses séjours en dehors de la ville de Kisangani, le boss du SC Sotexki n’a pas caché sa joie de communier enfin en présentiel avec ses pairs.
« Mes premières impressions ? D’abord, je suis très content. C’est la première fois que je participe à l’Assemblée Générale de mon équipe en étant sur place. Je suis tellement ravi de tout ce qui s’est passé, du début à la fin ».
Mais au-delà de la joie des retrouvailles, le président Babo a livré une analyse d’une rare franchise, pointant du doigt les maux qui freinent encore la progression de l’équipe, tout en saluant les réussites.
Les points faibles : L’indiscipline et le piège du « succès éphémère »
Le SC Sotexki a manqué de rigueur, et le président l’a martelé : le manque de discipline a coûté cher, notamment à travers un nombre trop élevé de cartons reçus. Plus profondément, Franck Babo a diagnostiqué une faille psychologique majeure chez les athlètes congolais :
– L’absence de préparation mentale : « C’est une maladie que l’on retrouve aussi dans d’autres clubs : nous n’avons pas de psychologues pour préparer le moral de nos athlètes ».
– La gestion de la notoriété : Le président a déploré le manque de conscience professionnelle de certains joueurs, vite déstabilisés par un début de célébrité.
« Un petit succès, et puis bon, voilà, le joueur est dans le firmament. Il se déconcentre, s’éparpille dans sa vie privée. C’est là que j’ai compris que nous devons fournir beaucoup d’efforts ».
Sur le plan purement sportif, si le club a brillé en se qualifiant pour la phase des play-offs, l’élimination douloureuse en demi-finale reste le gros point noir de la saison. Un plafond de verre qu’il faudra briser dès l’année prochaine grâce à un travail technique intensifié.
Les points forts : Stabilité financière et culture de la gagne
Tout n’est pas noir, loin de là. Le SC Sotexki a prouvé qu’il était un sérieux client cette saison :
– Une régularité à toute épreuve : L’équipe a maintenu le cap du début à la fin.
– Une santé financière solide : La direction a mis les moyens nécessaires pour que l’équipe se présente dans les meilleures conditions à chaque sortie.
– L’efficacité sur le terrain : Le club a enchaîné les victoires, s’appuyant sur une organisation interne de plus en plus pro.
Le regard du SC Sotexki est désormais résolument tourné vers l’avenir. Pour la saison qui s’annonce, la feuille de route est claire et ambitieuse. Le président a annoncé sa volonté de doubler le budget et d’injecter de nouvelles ressources pour rehausser le niveau technique et managérial de l’équipe.
Les ambitions sportives se déclinent sur deux tableaux majeurs : S’imposer de manière incontournable dans le championnat local et jouer les premiers rôles dans les compétitions organisées par la Ligue de Football de la Province Orientale (Lifpo).
L’objectif ultime dépasse le simple cadre des statistiques. Il s’agit d’une quête d’identité et de prestige, comme l’a conclu avec émotion le président Franck Babo :
« Notre grand souci est de remettre l’image et la valeur de notre club Sotexki, qu’on connaissait jadis »
Jerry Lombo
