Tshopo : Le BIDH alerte sur la hausse vertigineuse du prix du riz et demande l’ouverture d’une enquête

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Dans la province de la Tshopo, le panier de la ménagère ne se vide pas seulement : il s’assèche. Le riz, cette denrée vitale qui trône sur la majorité des tables locales, est devenu le centre d’une crise silencieuse mais suffocante. Face à une flambée vertigineuse des prix qui étrangle les portefeuilles, le Bureau des Inspecteurs des Droits de l’Homme en République Démocratique du Congo s’est extrait du silence ce vendredi 12 Juin 2026.

Par le biais d’une déclaration officielle, l’organisation pose les pieds dans le plat et réclame de toute urgence une enquête administrative et économique pour faire la lumière sur ce qui ressemble fort à une anomalie de marché.

Pour les ménages de la Tshopo, en particulier les plus modestes, le riz n’est pas un choix gastronomique, c’est une question de survie quotidienne. En l’espace de quelques semaines, l’accès à ce produit de première nécessité est devenu un véritable parcours du combattant financier.

Le Bureau des Inspecteurs des Droits de l’Homme ne cache pas son inquiétude face à ce choc inflationniste qui réduit le pouvoir d’achat des familles en miettes. Les budgets alloués à la nourriture se retrouvent littéralement pulvérisés, créant un risque majeur d’insécurité alimentaire. À ce rythme, c’est le droit fondamental à l’alimentation qui se voit directement menacé pour des milliers de Boyomais.

Qu’est-ce qui coince concrètement dans la chaîne d’approvisionnement ? C’est la question brûlante à laquelle le communiqué de l’organisation tente d’apporter des pistes, sans pour autant juger avant l’heure. La structure révèle avoir été saisie d’échos persistants du marché faisant état de présumés achats massifs et centralisés de riz par de grands opérateurs économiques.

Un tel phénomène d’aspiration des stocks assécherait mécaniquement l’offre locale et ferait grimper les enchères au détriment de la population. Parmi les noms qui circulent avec insistance dans les allées des marchés figure un géant industriel, la société BRALIMA. Toutefois, conscient de la gravité de telles affirmations, le regroupement des droits de l’homme avance avec la prudence d’un diplomate.

Le manager national de l’entité, Patrick Mupasa Opola, tempère avec force en rappelant que ces informations nécessitent une vérification approfondie par les autorités compétentes. Il insiste sur le fait que son équipe respecte scrupuleusement le principe de présomption d’innocence et estime que toute accusation doit impérativement être fondée sur des faits établis. Pas de tribunal populaire donc, mais une exigence absolue de clarté.

Pour démêler le vrai du faux et soulager la population, une feuille de route claire est désormais sur la table des autorités provinciales et nationales. L’heure n’est plus à l’observation passive, mais à l’interventionnisme économique légal. L’organisation recommande ainsi l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante pour cartographier les flux de stockage et de vente du riz dans toute la province.

Cette démarche nécessite la mobilisation générale des services spécialisés, notamment le Commerce, l’Économie et la Concurrence, qui doivent descendre sur le terrain pour auditer minutieusement les mécanismes de distribution.Par

Par ailleurs, un appel à la collaboration est lancé aux entreprises citées afin qu’elles ouvrent leurs hangars en toute transparence. Enfin, l’accent est mis sur l’instauration d’un bouclier anti-spéculation, à travers des mesures urgentes de régulation capables de protéger le consommateur final contre les dérives de la loi de l’offre et de la demande.

Le grand test de la régulation des marchésCette crise du riz dans la Tshopo n’est malheureusement pas un cas isolé en République Démocratique du Congo, où la valse des prix des denrées de première nécessité alimente régulièrement la grogne sociale. Cependant, cette prise de position forte déplace le débat du simple terrain de la vie chère vers celui, beaucoup plus global, des droits économiques et sociaux.

Si les autorités s’impliquent activement, ce dossier pourrait bien servir de cas d’école pour l’avenir. Il s’agit de savoir si l’État congolais est aujourd’hui capable de protéger efficacement le pouvoir d’achat de ses citoyens face aux appétits des gros acteurs économiques. En attendant les conclusions d’une future enquête, les cuisines de la Tshopo, elles, continuent de faire grise mine.

Sylvain Kaita


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