Diplomatie et Humanitaire : Le Gouverneur du Bas-Uélé Mike Mokeni au front à Kinshasa pour un retour digne des réfugiés centrafricains

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Le ballet diplomatique s’intensifie dans la capitale congolaise. Depuis ce mardi 9 juin 2026, Kinshasa est l’épicentre d’une réunion tripartite de haute voltige, cruciale pour l’équilibre géopolitique de la sous-région. Au cœur des discussions : le rapatriement hautement stratégique des réfugiés centrafricains. Pour porter haut et fort la voix de la province du Bas-Uélé, terre d’accueil historique mais éprouvée, le gouverneur Mike-David Mokeni a fait le déplacement avec un agenda clair : dignité, sécurité et durabilité.

Initiée sous la houlette du vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, cette table ronde réunit la RDC, la République Centrafricaine (RCA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Face aux délégations centrafricaines, trois gouverneurs congolais de première ligne ont été convoqués à la table des négociations. Parmi eux, Mike-David Mokeni, chef de l’exécutif du Bas-Uélé, une province qui a payé un lourd tribut humanitaire en ouvrant grand ses bras aux vagues successives de ressortissants centrafricains fuyant les crises à répétition.

Au-delà des poignées de mains protocolaires et du jargon administratif, les enjeux qui pèsent sur les épaules de Mike-David Mokeni sont colossaux. Le Bas-Uélé ne veut plus se contenter d’une gestion de crise au jour le jour. L’objectif est désormais de formaliser des mécanismes concrets, sécurisés et respectueux des droits humains.

Pour la province, ce rapatriement volontaire représente un double défi :

– Sécuritaire et logistique : S’assurer que les couloirs de retour soient totalement hermétiques aux groupes armés et que la réinsertion en RCA soit pérenne.

– Socio-économique : Permettre aux communautés locales du Bas-Uélé, qui ont partagé leurs maigres ressources pendant des années par pure solidarité panafricaine, de souffler et de se concentrer sur le développement local.

« Le retour des réfugiés est une nécessité humanitaire, mais il ne se fera pas au détriment de la sécurité de nos frontières ni de la dignité de ceux qui rentrent », glisse-t-on dans les couloirs de la délégation du Bas-Uélé.

En portant avec fermeté la voix de ses administrés à Kinshasa, le gouverneur Mokeni montre que le Bas-Uélé n’est plus un simple spectateur des décisions nationales, mais un acteur majeur de la diplomatie humanitaire en RDC.

Les discussions qui se poursuivent à Kinshasa devraient déboucher sur une feuille de route contraignante. Reste à savoir si Bangui offrira les garanties de paix nécessaires pour que ces milliers de déplacés puissent enfin retrouver leur patrie, permettant ainsi au Bas-Uélé de tourner, avec fierté, l’une des pages humanitaires les plus denses de son histoire récente.

Une affaire à suivre de très près.

Jerry Lombo


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