
Réunies à Lubumbashi pour soutenir la vision du Chef de l’État, près de 10 000 personnes ont été violemment dispersées par la police. Face à cette dérive, la secrétaire fédérale de la Tshopo, Francine Booto wa liyele, brise le silence et en appelle à l’arbitrage personnel du Président Félix Tshisekedi.
Le vendredi 15 mai 2026 restera gravé comme une journée de stupéfaction et d’indignation pour les militants de l’Action pour la Rupture et le Développement (ARDEV). Alors que la permanence du parti, idéalement située au croisement de l’avenue Mpolo et du 30 juin à Lubumbashi, vibrait au rythme d’une ferveur démocratique exemplaire, l’événement a basculé dans le chaos.
Pas moins de 10 000 personnes s’étaient rassemblées pacifiquement pour exprimer leur loyauté indéfectible au Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et le Gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, qui assume également les fonctions de Président National de l’ARDEV. Selon les informations recoupées, cette répression aurait été exécutée sur ordre du pouvoir provincial.
L’activité, pourtant cruciale pour la vie du parti et de la nation, s’articulait autour de deux temps forts :
– La sensibilisation nationale autour du projet de changement de la Constitution, une vision portée par le sommet de l’État.
– La passation de pouvoir officielle et hautement symbolique entre le secrétaire fédéral sortant, l’Honorable David Katwe, et le nouveau leadership incarné par Monsieur Samuel Likilo Luyumba.
C’est au beau milieu de cette communion politique que le pire est arrivé. Des jeeps de la police ont fait irruption sur les lieux. Contre toute attente, les forces de l’ordre ont fait usage de leurs armes, tirant à balles réelles pour disperser une foule immense et désarmée, provoquant une débandade générale d’une rare violence.
Le bilan provisoire est lourd : Quatre personnes ont été grièvement blessées par les projectiles et évacuées d’urgence vers l’Hôpital Moderne Félix Tshisekedi pour y recevoir des soins intensifs.

L’onde de choc de cette agression a instantanément traversé le pays pour atteindre la province de la Tshopo. Par la voix de sa Secrétaire Fédérale, Francine Booto wa Liyele, la fédération ARDEV-Tshopo a exprimé sa colère et sa profonde consternation face à ce qu’elle qualifie de dérive inacceptable.
Pour l’ARDEV-Tshopo, cet acte est un non-sens politique absolu. L’ARDEV n’est pas un parti de l’opposition ; c’est un pilier majeur de l’Union Sacrée de la Nation (USN), et son Autorité Morale siège fièrement au sein du Présidium de cette même coalition présidentielle. De surcroît, sur l’échiquier politique de Lubumbashi, l’ARDEV s’impose comme la deuxième force politique majeure, emboîtant directement le pas à l’UDPS.
Comment rationaliser, dès lors, qu’une telle force alliée soit traitée avec une telle barbarie ?. Face à ce climat de terreur qui menace de déstabiliser le Haut-Katanga, Francine Booto wa Liyele et toute sa base lancent un appel vibrant et solennel à la Haute Autorité de l’USN, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
La solution, selon eux, passe inévitablement par la réhabilitation imminente de Jacques Kyabula Katwe dans ses pleines fonctions de gouverneur de province.Pour la Tshopo, trois arguments massues justifient cette urgence :
– La continuité du développement : Jacques Kyabula Katwe est unanimement perçu par la base comme le véritable moteur de la modernisation du Haut-Katanga. Interrompre son élan, c’est condamner les chantiers de la province.
– La stabilité politique : Sa présence effective à la tête de la province constitue le seul gage d’équilibre et de cohésion pour la coalition au pouvoir dans cette région hautement stratégique.
– Le soutien indéfectible à la vision du Chef de l’État : En tant que leader de l’ARDEV, il demeure l’un des alliés les plus fidèles, les plus pragmatiques et les plus efficaces du credo présidentiel : « Le Peuple d’abord ».
S’adressant directement au Chef de l’État, la fédération de la Tshopo a tenu à rafraîchir les mémoires sur la loyauté historique de l’ARDEV. « Souvenez-vous, Monsieur le Président », rappellent-ils, « le 9 novembre 2024 à Lubumbashi, au sein de la grande salle Bukavu du Pullman Karavia, l’ARDEV avait convoqué en urgence un Mini-Congrès ».
L’objectif de ce grand rassemblement était précisément de donner un écho favorable et un soutien populaire massif à votre demande de révision constitutionnelle. Son Excellence Jacques Kyabula Katwe avait été, à cette époque, le tout premier leader politique de la République à organiser une telle initiative pour matérialiser la volonté présidentielle.

Aujourd’hui, l’ARDEV-Tshopo regrette amèrement qu’un rassemblement pacifique de 10 000 citoyens venus honorer les institutions de la République se soit terminé dans le sang et les traumatismes d’une fuite éperdue. La fédération condamne cet acte de la police avec la dernière énergie et plaide vigoureusement pour le respect sacré de la liberté politique en République Démocratique du Congo.
Confiante en la sagesse du Magistrat Suprême, la fédération de la Tshopo rappelle ce dicton plein de bon sens : « Mieux vaut garder une bonne personne à la place qu’il faut ». Le salut et la paix sociale dans le Haut-Katanga dépendent désormais d’un geste fort du Chef de l’État pour réparer cette injustice et remettre de l’ordre.
Jerry Lombo
