
Le Palais du Peuple a vibré, ce jeudi 7 mai 2026, au rythme d’une exigence de redevabilité devenue impérative. Sous l’impulsion du bureau de l’Assemblée nationale, le Rapporteur Jacques Djoli Eseng’ekeli a officiellement lancé une offensive parlementaire contre l’opacité financière qui gangrène le secteur de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU).
C’est dans une atmosphère empreinte de solennité que le professeur Jacques Djoli Eseng’ekeli a procédé à l’installation de la Commission d’enquête parlementaire dédiée à l’audit des quotités des frais académiques. Cette initiative n’est pas qu’une simple formalité administrative ; elle représente un signal fort envoyé à tous les gestionnaires des établissements publics de la République.
L’objectif est clair, net et sans détour : auditer, vérifier et assainir. La commission devra passer au peigne fin chaque strate de la collecte des fonds :
– Les frais de dossier : Souvent perçus dans des conditions floues.
– Les frais bancaires : Dont les commissions et les circuits de rétrocession interrogent.
– Les frais techniques : Une catégorie protéiforme qui échappe trop souvent au contrôle central.

Si cette commission voit le jour aujourd’hui, c’est grâce à la vigilance démocratique. Tout est parti d’une intervention percutante de l’honorable Mushongo lors d’une séance plénière. Par ses dénonciations courageuses, le député avait mis en lumière une gestion jugée « opaque », soulevant des interrogations légitimes sur la destination finale des fonds versés par des milliers d’étudiants congolais et leurs familles.
“La transparence n’est pas une option, c’est un devoir envers la jeunesse et envers l’État”, semble être le leitmotiv de cette équipe de choc.
Ancrée dans la légalité constitutionnelle et régie par le Règlement intérieur de la Chambre basse, la commission dispose d’une architecture solide pour mener à bien ses investigations. Elle se compose de 23 membres, dont le pilotage stratégique a été confié à un bureau de coordination expérimenté.

Hon. Jacques Djoli (Rapporteur de l’Ass. Nat.)
La direction des travaux est assurée par l’honorable Séverin Bamanyi, qui occupe la fonction de Président, secondé dans sa tâche par l’honorable Mushongo Mashara en tant que Vice-président. Le secrétariat et la mise en forme des conclusions ont été confiés à l’honorable Segihobe Bigira, Rapporteur de la commission, assisté de l’honorable Mukundi Nyembo, qui officie comme Rapporteur adjoint.
Cette équipe dispose d’un mandat de 20 jours. Un timing serré qui impose une efficacité redoutable, d’autant plus que les enquêteurs ne resteront pas confinés dans les bureaux feutrés de Kinshasa. Ils s’apprêtent à sillonner les principales villes universitaires du territoire national pour confronter les chiffres à la réalité du terrain.

L’installation de cette commission n’était que le premier acte de la journée pour le professeur Jacques Djoli. Infatigable, le Rapporteur a également effectué une visite d’inspection à la Commission Socio-culturelle.
Dans un style alliant fermeté et collaboration, il a exhorté ses collègues députés à accélérer le traitement des dossiers en cours. Pour Jacques Djoli, le temps législatif doit s’accorder avec l’urgence sociale. Entre l’audit de l’ESU et le suivi des réformes socio-culturelles, l’Assemblée nationale réaffirme son rôle de pivot de la bonne gouvernance.
En lançant cette enquête, l’Assemblée nationale s’attaque à un dossier sensible qui touche au portefeuille des parents et à l’avenir des étudiants. Si les conclusions de cette commission de 20 jours sont suivies d’effets, elle pourrait marquer un tournant historique dans la gestion des ressources de l’État au sein de nos universités.
Jerry Lombo
