Kisangani : la commune Tshopo célèbre ses 58 ans , le Bourgoumestre Adjoint Marcel Batula appelle à la mobilisation pour le développement

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La commune Tshopo, véritable poumon historique et démographique de la ville de Kisangani, a franchi le cap symbolique des 58 ans. Plus qu’une simple date sur un calendrier administratif, cet anniversaire marque un moment de profonde introspection pour cette entité née des cendres de la colonisation et des ambitions de la jeune République.

Pour comprendre l’âme de la commune Tshopo, il faut remonter le cours du temps, là où l’urbanisme post-colonial cherchait encore ses marques. Jusqu’en 1967, l’espace que nous foulons aujourd’hui n’était qu’une extension de la commune de Mangobo, alors sous la tutelle de l’Office des Cités Africaines (O.C.A).

L’histoire nous enseigne que c’est la pression démographique, ce flux incessant de vies cherchant un ancrage à Kisangani qui a dicté la nécessité d’une nouvelle structure. Le 4 mai 1968, l’arrêté ministériel n°068/062 donnait officiellement naissance à la commune Tshopo.

Le choix du nom “Tshopo” n’est pas le fruit du hasard. Il rend hommage à la rivière Tshopo, dont les eaux tumultueuses et les chutes emblématiques ne sont pas seulement une ressource hydraulique, mais l’ADN même de la région.

– Ancien nom : Office des Cités Africaines (O.C.A).

– Transition : L’appellation Mangobo est conservée pour l’entité voisine, rappelant les “mangobo” (ces pailles traditionnelles couvrant les maisons en pisé), tandis que la nouvelle commune embrasse son identité fluviale.

Devant une assistance composée de notables, de jeunes cadres et de citoyens ordinaires, le bourgmestre adjoint de la commune Tshopo, Marcel Batula a troqué le discours protocolaire pour une analyse lucide de la situation actuelle.

« Nous avons tous le devoir d’analyser avec responsabilité les enjeux liés à l’évolution de notre commune », a-t-il martelé.

Ce message n’est pas qu’une simple invitation ; c’est un impératif catégorique. Pour l’autorité communale, le développement ne peut être un processus vertical descendant uniquement du sommet de l’État. Il doit être le fruit d’une symbiose entre l’administration et les administrés.

À 58 ans, la commune Tshopo fait face aux « douleurs de croissance » d’une entité urbaine moderne :

– L’aménagement urbain : Repenser l’espace pour une fluidité accrue.

– Infrastructures : Moderniser les voies de communication et les services de base.– Gestion Démographique : Anticiper les besoins d’une population qui ne cesse de croître.

L’appel de Marcel Batula s’inscrit dans une volonté de susciter une dynamique collective. Il s’agit de transformer chaque habitant en un bâtisseur. La maturité de la commune doit se refléter dans la maturité de son civisme.

Le développement local, tel qu’envisagé par les autorités communales, repose sur trois piliers :

– La prise de conscience : Reconnaître les faiblesses pour mieux les transformer en forces.

– L’engagement citoyen : Protéger les acquis et initier des projets à impact communautaire.

– La vision d’avenir : Ne plus subir l’urbanisation, mais la diriger.

Cinquante-huit ans après l’arrêté de 1968, la commune Tshopo ne se contente plus d’être une cité. Elle ambitionne d’être un modèle de résilience et d’innovation au sein de Kisangani.

Entre l’héritage des pionniers de l’O.C.A et les rêves de la jeunesse actuelle, le pont est jeté. Comme l’a si bien souligné Marcel Batula, la célébration du passé n’a de sens que si elle sert de tremplin à la construction d’un futur prospère. La commune Tshopo à l’histoire pour elle, elle a désormais rendez-vous avec son destin de grandeur.

Joyeux 58ᵉ anniversaire à la commune Tshopo ! Que ce jubilé de granit soit le socle d’une transformation sans précédent.

Sylvain Kaita


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