
L’onde de choc politique consécutive au discours solennel du Chef de l’État à la Nation n’a pas tardé à faire vibrer les états-majors politiques de la capitale. Vendredi 28 août 2026, c’est dans son fief historique de Limete, au cœur de la 11ᵉ rue résidentielle que l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS|Tshisekedi) a réuni une session extraordinaire d’une portée stratégique majeure. Autour de l’exécutif national, députés, sénateurs, élus provinciaux, représentants des ligues de femmes et de jeunes, membres de la Commission électorale permanente et cadres de l’École du parti ont officiellement scellé leur engagement : le parti présidentiel se met en ordre de marche pour faire du dialogue national un levier historique de rassemblement et de pacification.
Au terme de travaux denses, la déclaration politique adoptée et signée par le président ad interim du parti, Augustin Kabuya Tshilumba, a été solennellement rendue publique. Portée par la voix captivante du député national PhD Patrick Matata Makalamba, élu de Kisangani, cette prise de position réaffirme l’alignement total de la base et du sommet de l’UDPS derrière la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Pour la formation politique de Limete, le garant de la Nation n’est aucunement partie prenante à la crise, mais incarne l’autorité légitime cherchant à protéger le peuple congolais face aux agressions extérieures, désignant ouvertement l’implication du Rwanda. La doctrine mise en avant par le parti tient en une ligne directrice claire : « Rassembler pour mieux défendre la Nation, unir pour mieux construire, dialoguer pour mieux avancer. »
Face aux interrogations sur l’inclusivité du processus, l’UDPS opère une distinction nette : le dialogue national interne s’adresse aux forces vives du pays pour consolider l’unité, tandis que les canaux diplomatiques de Doha et de Washington demeurent les cadres d’échange dédiés aux questions sécuritaires spécifiques liées à l’AFC/M23 et au différend bilatéral avec le Rwanda.
Au-delà des postures institutionnelles, le parti présidentiel place l’humain et la patrie au centre de son plaidoyer. Évoquant la détresse des populations meurtries par l’insécurité dans l’Est du pays, l’UDPS rappelle avec conviction qu’une épreuve subie par un Congolais sur n’importe quelle parcelle du territoire doit résonner comme une douleur partagée par la Nation entière.
Proclamant haut et fort qu’il « n’existe qu’un seul Congo, un seul peuple, un seul territoire, un même destin », la déclaration de Limete lance un appel vibrant à l’ensemble des acteurs, confessions religieuses, société civile, leaders d’opinion, jeunesse et opérateurs économiques. L’heure est au dépassement des clivages partisans, au rejet catégorique du tribalisme et à la lutte contre tous les discours de haine.

L’engagement de l’UDPS|Tshisekedi ne compte pas en rester au stade du simple manifeste politique. Une directive explicite intime l’ordre aux fédérations localisées dans les 26 provinces ainsi qu’aux cellules actives au sein de la diaspora de relayer activement cet idéal de rassemblement.
De Kinshasa à Goma, en passant par Kisangani, Lubumbashi, Matadi ou Bukavu, la consigne reste uniforme : raviver la fibre patriotique et faire primer l’intérêt supérieur du Congo sur les ambitions individuelles. Le mot d’ordre final résonne déjà comme le cri de ralliement de la majorité : « Tous unis pour la paix, tous mobilisés pour la République, tous debout pour le Congo »
Jerry Lombo
