Tshopo : Dominique Kasimba restitue les conclusions des assises de Kindu et dévoile la stratégie du ministère de Développement Rural pour accompagner financièrement les Coopératives

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De retour des assises de la Journée Internationale des Coopératives célébrée du 3 au 4 juillet derniers à Kindu, dans la province du Maniema, Dominique Kasimba, Coordonnateur de la dynamique Coopérative des Cultivateurs de Cacao de la Tshopo (COCUCT), a tenu un point de presse ce samedi 11 Juillet 2026. L’objectif ? Restituer les grandes conclusions d’un sommet national de haute facture et lancer un appel pressant, quasi-révolutionnaire, à toutes les Coopératives de la province de la Tshopo.

Tenues par le Ministre d’État en charge du Développement Rural, l’Ir. Grégoire Mutshail Mutomb, ces assises ont mis en lumière le rôle crucial des coopératives comme moteurs du développement rural, créateurs d’emplois, leviers d’autonomisation communautaire et piliers d’une économie inclusive et durable.

Une question brûlait les lèvres des journalistes : pourquoi est-ce la COCUCT qui a eu le privilège de porter l’étendard de la Tshopo à Kindu ? La réponse tient en un mot : le travail. Dominique Kasimba a révélé les coulisses d’une relation de confiance bâtie par le passé sur des résultats spectaculaires avec l’actuel Ministre d’État.

Alors que ce dernier gérait le portefeuille de l’Agriculture, la COCUCT était bénéficiaire d’un projet du gouvernement pour implanter 880 hectares de cacao dans la Tshopo. Contre toute attente, faisant preuve d’une rigueur managériale rare, la coopérative a pulvérisé les objectifs en réalisant 1. 237 hectares, soit un excédent de 357 hectares.

« Ce qui a marqué beaucoup le ministre Grégoire Mutshail Mutomb, il a senti que la COCUCT est un levier sur lequel il peut s’appuyer pour développer ce secteur. La COCUCT n’est pas seulement une coopérative qui regroupe plus de 2 000 membres à travers la province de la Tshopo, mais c’est aussi une structure qui travaille pour l’obtention des résultats dans tous les domaines ».

Une fois propulsé à la tête du Développement Rural, le Ministre d’État n’a pas oublié ces bâtisseurs de l’ombre, dont 90% des membres vivent et produisent en milieu rural.

L’un des grands tournants des assises de Kindu a été le lancement officiel de l’enregistrement numérique des coopératives. Fini le temps des immatriculations purement provinciales et de l’anarchie administrative. Place désormais au Registre National des Coopératives, centralisé à travers les bureaux du CELCOP. Chaque structure se verra attribuer un numéro d’ordre national unique.

Pour Dominique Kasimba, cet enregistrement est la condition sine qua non de tout appui étatique ou international. L’État ne peut pas accompagner le vent ou des structures fantômes.

« L’enregistrement permet au gouvernement d’abord de structurer ces coopératives-là à travers le ministère du Développement Rural, mais de pouvoir aussi organiser leur accompagnement. On ne peut pas accompagner des coopératives qui ne sont pas structurées ni enregistrées officiellement auprès de l’État Congolais », a martelé Dominique Kasimba.

Dominique Kasimba : Coordon de la COCUCT

Le Coordonnateur de la COCUCT a d’ailleurs lancé un avertissement très clair aux retardataires pour éviter les jérémiades futures : « Toutes les coopératives sont priées d’aller se faire enregistrer au niveau national. C’est une urgence. Il ne faut pas qu’après, faute d’avoir refuser de vous faire enregistrer, on vous prive l’appui et l’accompagnement du gouvernement ou des partenaires, et que vous criiez à l’injustice ».

Célébrée sous le thème évocateur : « Les Coopératives, un des enjeux majeurs pour la paix et la sécurité en RDC », cette journée internationale a rappelé que le travail de la terre et la création de richesses collectives sont les meilleurs remparts contre l’oisiveté et l’insécurité rurale.

L’avenir du secteur passera également par la diversification. Le modèle défendu à Kindu, et que la Tshopo doit adopter, est celui de coopératives multisectorielles et diversifiées (agricoles, artisanales, de services). L’objectif est d’éviter la dépendance à une seule culture et de fortifier l’économie des ménages ruraux.

En conclusion de son grand oral, Dominique Kasimba a exhorté ses pairs à un changement radical de mentalité, sonnant le glas de l’individualisme stérile qui freine le décollage de la province :

« Comme on le dit, l’union fait la force. Dans chaque domaine d’activité, il faut créer des regroupements, des coopératives. C’est à travers la collectivité que les partenaires et le gouvernement pourront fournir des efforts pour développer nos différents milieux. Il faut qu’on mette de côté l’esprit individualiste. ».

Le message est lancé, l’administration est prête, et l’accompagnement du Ministère du Développement Rural est annoncé comme imminent. Les dirigeants de coopératives de la Tshopo savent désormais ce qu’il leur reste à faire s’ils veulent monter dans le train de la prospérité rurale.

Jerry Lombo


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