
Le temps s’est arrêté en République Démocratique du Congo. Face au géant portugais, les Léopards ont signé un match nul héroïque pour leur entrée en Coupe du monde 2026. Si la rue congolaise exulte, la sphère politique, elle, analyse l’impact textonique de cette performance. Depuis Lubumbashi, le Sénateur Jean Bamanisa Saïdi a pris la parole : entre fierté patriotique, éloge de la diplomatie présidentielle et recadrage structurel, le parlementaire pose les bases d’un véritable sursaut national.
« Même si c’est un match nul, nous l’avons gagné. C’est une victoire » a déclaré, le Sénateur Jean Bamanisa Saïdi
Un séisme de fierté nationale : de Kinshasa à Lubumbashi
Ce n’était pas un simple match de football, c’était un rendez-vous avec l’Histoire. Opposés à l’une des armadas les plus redoutables du football mondial, les hommes de Sébastien Desabre ont fait preuve d’une résilience et d’une bravoure qui ont fait vibrer les 110 millions de Congolais.
À Lubumbashi, la ferveur était à son paroxysme. Arborant fièrement le maillot national, le sénateur Jean Bamanisa n’a pas caché son enthousiasme face à la presse :
« On est très satisfait. Le Congo est dans une pente montante. Aujourd’hui, le Congo intéresse tout le monde. Nous étions hier en tenue Léopard et nous étions vraiment fiers de cette victoire ».
Pour le sénateur, ce résultat va bien au-delà des statistiques sportives. C’est le symbole d’un pays qui refuse de baisser la tête et qui invite ses fauves à poursuivre l’aventure avec la même rigueur : « Nous leur demandons de nous ramener encore d’autres victoires et nous pensons que c’est possible, qu’ils jouent tranquillement, qu’ils ne perdent pas la tête ».
Le football comme miroir de la « diplomatie active » de Félix Tshisekedi
Pour Jean Bamanisa, ce coup d’éclat sur la scène mondiale ne doit rien au hasard. Il s’inscrit dans un contexte de reconquête de l’image de la RDC, un rayonnement international qu’il attribue directement à la stratégie du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le sénateur a profité de l’occasion pour répondre aux critiques passées concernant les nombreux déplacements du Président :
– Le procès d’hier : « Au premier mandat, beaucoup de gens disaient que le chef de l’État voyage beaucoup »
– La réalité d’aujourd’hui : « Mais vous voyez aujourd’hui les conséquences. Le Congo est soutenu, respecté et aimé ».
En affrontant le Portugal d’égal à égal sous les yeux des projecteurs du monde entier, la RDC s’offre la plus belle des vitrines. Le sport devient le prolongement naturel de la diplomatie politique.
Au-delà du score : Le Sénateur Bamanisa exige une transition du « One-Shot » vers le durable
C’est ici que le leader politique range les confettis pour endosser sa tunique de législateur. Membre de la commission chargée du suivi et de l’évaluation des politiques publiques, Jean Bamanisa refuse de se contenter de l’émotion d’un soir. L’exploit des Léopards doit être le détonateur d’une refonte globale du système sportif congolais.
« Maintenant, la politique, là où je vais reprendre ma casquette de sénateur, c’est quelle est la politique sportive de notre pays ? Est-ce que c’est seulement aller quand il y a des matchs ou bien il y a une politique ? ».
Pour transformer les exploits ponctuels en hégémonie durable, le sénateur Jean. Bamanisa Saïdi, en vrai visionnaire soulève des questions de fond qui touchent aux structures mêmes du pays.
Le 4 chantiers prioritaire de Jean Bamanisa pour la refonte sportive en République Démocratique du Congo :
– La formation à la base : « Où sont les écoles de formation ? » La détection des talents doit être institutionnalisée dès le plus jeune âge.
– Le statut juridique des athlètes : « Où sont les statuts des sportifs ? » Professionnaliser et sécuriser la carrière des jeunes talents pour éviter la fuite des cerveaux (et des jambes).
– Le modèle économique des clubs : « Quels sont les statuts des entreprises qui gèrent les sportifs ? » Inciter le secteur privé à investir massivement et sainement dans le sport.
– La gestion des infrastructures : « Quelles sont les entreprises qui gèrent les installations sportives ? ». Construire, mais surtout entretenir les stades et complexes pour offrir des cadres de pratique aux normes internationales.
Le défi démographique : 110 millions de talents à polir
Le constat de Jean Bamanisa est mathématique et implacable : avec plus de 110 millions d’habitants, la RDC possède l’un des réservoirs de talents les plus denses de la planète, toutes disciplines confondues. Le potentiel humain est là, brut, n’attendant qu’une volonté politique pour briller.
« Tout ça, il faut une politique parce qu’on est 110 millions de personnes. On peut produire justement des sportifs de très grande qualité », martèle-t-il.
Unité, fierté et perspectives
Le match RDC–Portugal restera gravé dans les annales de cette Coupe du Monde 2026 comme le moment où la sélection nationale a prouvé qu’elle pouvait regarder les géants de ce monde droit dans les yeux.
Mais le véritable héritage de ce match se jouera dans les bureaux de Kinshasa et au Parlement. En liant l’euphorie du terrain à la nécessité d’une loi-cadre sur le sport, le Sénateur Jean Bamanisa Saïdi rappelle que pour que les Léopards continuent de rugir, l’État doit leur offrir la forêt textuelle, structurelle et financière qu’ils méritent. La balle est désormais dans le camp des décideurs.
Jerry Lombo
