Commune Tshopo : neuf jours sans eau potable aux quartiers Zoo et Kapalata, le conseiller communal Senga Omari Jordan tire la sonnette d’alarme

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La situation devient de plus en plus préoccupante dans les quartiers Zoo et Kapalata, sur la rive droite de la commune Tshopo. Depuis neuf jours, plusieurs milliers d’habitants sont privés d’eau potable à la suite de la rupture d’une importante conduite d’alimentation en eau, endommagée lors de travaux routiers exécutés dans la zone.

Face à cette crise qui affecte profondément la vie quotidienne des ménages, l’honorable conseiller communal Senga Omari Jordan est monté au créneau pour interpeller les autorités provinciales de la province de la Tshopo ainsi que les responsables de la REGIDESO. L’élu local appelle à une intervention urgente afin de rétablir la desserte en eau potable dans les meilleurs délais.

Selon les informations recueillies sur place, l’incident serait survenu lors des travaux d’asphaltage d’une route, lorsqu’un engin aurait accidentellement endommagé la principale canalisation alimentant les deux quartiers. Depuis lors, les robinets sont restés à sec, plongeant les habitants dans une situation de grande précarité.

« L’eau est un besoin vital. Neuf jours sans eau potable, c’est une épreuve extrêmement difficile pour les familles, les personnes âgées, les malades et les enfants », déplore le conseiller communal, qui estime que la situation nécessite une mobilisation immédiate des autorités compétentes.

Privés de leur principale source d’approvisionnement, les habitants de Zoo et Kapalata n’ont eu d’autre choix que de se tourner vers la source naturelle de Tchololo, située au PK6. Chaque jour, des centaines de personnes, munies de bidons, de bassines et de seaux, effectuent le déplacement pour tenter de ramener quelques litres d’eau à leurs familles.

Mais cette alternative est loin de répondre aux besoins de toute la population. Sur place, les files d’attente s’allongent au fil des jours et les conditions d’accès deviennent de plus en plus difficiles.

Des témoignages recueillis auprès des riverains font état d’une attente pouvant dépasser six heures avant d’obtenir un simple seau d’eau de source. Une situation qui perturbe considérablement les activités quotidiennes, notamment les travaux ménagers, la préparation des repas et les règles élémentaires d’hygiène.

« Nous passons presque toute la journée à chercher de l’eau. Certains enfants ne vont plus régulièrement à l’école parce qu’ils doivent aider leurs parents à transporter l’eau », confie un habitant dans le quartier Zoo et Kapalata.

Des risques sanitaires grandissantsAu-delà des difficultés quotidiennes, la population s’inquiète sur les conséquences sanitaires que pourrait engendrer cette pénurie prolongée. L’absence d’eau potable favorise le recours à des sources non contrôlées et augmente les risques de maladies hydriques, notamment en cette période où les questions d’hygiène demeurent essentielles pour la santé publique.

Dans son plaidoyer, l’honorable Senga Omari Jordan insiste sur la nécessité pour les autorités provinciales, les services techniques concernés et la REGIDESO de coordonner rapidement leurs efforts afin de réparer la canalisation endommagée et de rétablir l’approvisionnement normal des quartiers touchés.

L’élu souligne que l’accès à l’eau potable est un droit fondamental reconnu à chaque citoyen et qu’aucune communauté ne devrait être abandonnée face à une interruption aussi prolongée d’un service essentiel.

Alors que la population du quartier Zoo et Kapalata continue de faire face à cette situation difficile, les regards restent désormais tournés vers les autorités compétentes, dont l’intervention est vivement attendue pour mettre fin à une crise qui affecte chaque jour davantage les conditions de vie des habitants.Cette

Cette crise relance une nouvelle fois le débat sur la protection des infrastructures publiques lors de l’exécution des grands travaux et sur la nécessité d’une intervention rapide lorsque des services sont essentiels interrompus.

Sylvain Kaita


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