
L’Est de la République Démocratique du Congo, et plus particulièrement la province de l’Ituri, traverse une nouvelle fois une zone de turbulences sanitaires majeures. Face à la confirmation par le Ministère de la Santé Publique et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) d’une nouvelle épidémie de la Maladie à Virus Ebola, cette fois-ci de la souche Bundibugyo, l’honorable Sénateur Jean Bamanisa Saïdi brise le silence depuis Kalemie.
Dans un message vibrant d’empathie, empreint de gravité mais résolument tourné vers l’action, le sénateur s’adresse directement aux populations meurtries de Bunia, Rwampara, Mongbwalu, Nyakunde, ainsi qu’à l’ensemble des zones de santé de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Le message du Sénateur Jean Bamanisa Saïdi résonne comme un cri du cœur et un rappel à la mémoire collective. Nous ne pouvons pas ignorer l’histoire récente. Les épidémies de 2018-2019 en Ituri ont laissé des stigmates profonds : des pertes en vies humaines tragiques, une méfiance délétère entre les communautés et les équipes soignantes, et des violences inacceptables allant jusqu’à des attaques contre le personnel de santé et la destruction d’équipements médicaux précieux.
« Beaucoup de familles ont souffert de ne pas pouvoir accomplir les rituels traditionnels de lavage des corps, d’exposition et d’enterrements dignes », rappelle le sénateur avec une profonde sensibilité humaine.
Cependant, la lucidité politique et sanitaire exige de reconnaître que ces incompréhensions culturelles ont, par le passé, fait le jeu du virus. Face à la souche Bundibugyo, qui progresse rapidement dans un contexte aggravé par l’insécurité et les déplacements de populations, le temps n’est plus à la division. Le virus ne choisit pas son camp : il circule entre les humains, les animaux et l’environnement. Respecter les protocoles sanitaires, c’est choisir la vie.
Pour faire barrage à l’épidémie, l’Honorable Sénateur en appelle à la discipline de chacun. Il liste un décalogue de mesures barrières strictes à appliquer sans délai pour protéger nos communautés :
- Sécurité alimentaire : Interdiction stricte de toucher ou de consommer les animaux de la forêt (viande de brousse), en particulier ceux trouvés malades ou morts.
- Vigilance thermique et isolement : Prélèvement régulier de la température. Au moindre signal d’alerte (fièvre, maux de tête, fatigue, vomissements, diarrhée, saignements, douleurs musculaires), il faut immédiatement isoler le patient et alerter les services sanitaires de proximité.
- Hygiène rigoureuse : Lavage fréquent des mains à l’eau et au savon ou avec un désinfectant hydroalcoolique. Les poignées de main, vecteurs de transmission, doivent être évitées.
- Zéro contact avec les fluides : Éviter impérativement tout contact direct avec la sueur, les vomissures, les selles ou le sang des malades.
- Le respect sacré des défunts et des vivants : Face à la mort suspecte, l’interdiction de toucher les corps est absolue. Le sénateur insiste : « Les équipes formées s’en occupent dans le respect des traditions autant que possible, tout en protégeant les vivants. C’est la meilleure façon d’honorer nos morts et de sauver des vies ».
- Préservation du patrimoine sanitaire : Cesser toute destruction des centres de traitement ou du matériel médical. Détruire ces infrastructures, c’est punir sa propre communauté.
Aux parents, leaders communautaires, chefs coutumiers, jeunes et femmes, le message est limpide : la confiance et le dialogue avec les équipes soignantes sont nos boucliers les plus puissants.
L’honorable Jean Bamanisa Saïdi ne se contente pas de responsabiliser la population ; il interpelle avec force le Gouvernement de la République, le Gouvernement Provincial, ainsi que les partenaires internationaux (OMS, MSF, etc…). Son plaidoyer repose sur une exigence de durabilité et d’efficacité logistique :
»Passer des structures de fortune à des infrastructures pérennes«
Le sénateur réitère une revendication historique datant de 2019 : il faut construire des centres d’isolement et de traitement en dur (briques) et abandonner définitivement la gestion de crise sous des bâches temporaires. L’Est de la RDC a besoin de structures sanitaires permanentes.
La riposte ne peut réussir sans une logistique solide et une approche humaine renforcée :
- Dialogue permanent et inclusif avec les populations locales et les leaders d’opinion pour briser la méfiance.
- Constitution de stocks stratégiques permanents et renouvelables de matériels de protection, de tests de dépistage et de médicaments.
- Mobilisation générale des ressources financières et humaines pour étouffer l’épidémie à la racine.
- Renforcement de la surveillance épidémiologique et du traçage des contacts, un défi majeur dans les zones touchées par l’insécurité.
En définitive, cet appel de Kalemie est une main tendue et un ordre de marche. La République Démocratique du Congo ne peut se payer le luxe de la division alors que ses enfants meurent. Sous le leadership de Son Excellence Monsieur le Président Félix Tshisekedi, le Sénateur Jean Bamanisa Saïdi appelle à l’union sacrée des efforts pour protéger les familles et poursuivre la reconstruction du pays.
L’Ituri et l’Est de la RDC ont déjà terrassé ce monstre biologique par le passé. Avec la vigilance, la discipline civique et une solidarité sans faille, cette nouvelle bataille contre la souche Bundibugyo sera gagnée.
« Restons unis, respectons les mesures, sauvons des vies ! », a rappelé le sénateur Jean Bamanisa Saïdi
Que Dieu protège l’Ituri et tout l’Est de la RDC.
Jerry Lombo
