
Ce vendredi 29 mai 2026, face aux micros tendus et aux caméras braquées, le pasteur Célestin Ngongo a expliqué les raisons de sa démission de la communauté Centre Viens & Vois|Nouvelle Vague.
Il a choisi de remonter à la genèse d’une aventure qui dure depuis 16 ans.
« Je vais éclairer l’opinion sur tout ce qui est arrivé autour de ma démission de la communauté Centre Viens & Vois | Nouvelle Vague », a-t-il débuté. « La première des choses, je voudrais que tout le monde le sache, que nous tous, moi y compris, sans oublier mon papa, que je respecte beaucoup, le patriarche Félix Ponyo, nous tous, sans oublier aussi les autres pasteurs qui m’ont suivi, tous, nous sommes partis de la communauté Centre Viens & Vois Évangile pour Tous|Come and See, chapeauté par son éminence, l’archevêque Léonald Matebwe Lambalamba ».
Poursuivant, le pasteur Célestin Ngongo a déclaré : « Alors, lorsque nous sommes partis de là, nous étions instigués par notre papa, qui fut aussi serviteur là-bas, de pouvoir quitter cette communauté. Eh bien, nous l’avons suivi. C’est comme ça que nous avons commencé la communauté Centre Viens & Vois | Nouvelle Vague de L’évangile ».

Pasteur Célestin Ngongo
Sans animosité apparente envers son père, le patriarche Félix Ponyo, le pasteur démissionnaire évoque :
« Jusqu’à aujourd’hui, il y a des choses qui ne tenaient plus, des choses qui ne marchaient plus. D’où, j’ai pris la décision de ne plus continuer à œuvrer dans la communauté Nouvelle Vague. Je n’ai pas de problème particulier avec mon papa, Félix Ponyo, mais le système de travail, le système de fonctionnement de la communauté ne me permet plus de continuer et je me suis décidé de rentrer à la communauté de base ( Viens & Vois Evangile pour Tous) qui est chapeautée par l’archevêque Léonard Matebwe Lambalamba ».
Tout en assumant son retour à l’ancienne vague, il dit avoir entraîné avec lui 20 autres pasteurs qui ont choisi de plier bagage avec lui.
La réaction de l’évêque Félix Ponyo, représentant légal de la Communauté Centre Viens & Vois|Nouvelle Vague de l’Évangile, ne s’est pas fait attendre.
Déçu et profondément outré par la sortie médiatique de celui qu’il considère comme son « fils », le patriarche Ponyo a choisi de répondre avec la force d’un ancien qui connaît les moindres secrets de cette œuvre.
Pour le Bishop Félix Ponyo, le récit de Célestin Ngongo est une vérité tronquée, une insulte à l’histoire complexe et douloureuse qui a lié et déchiré les pères fondateurs. Sa métaphore est tranchante :
« En écoutant Pasteur Célestin Ngongo, c’est comme quelqu’un qui prend le serpent au milieu. Et aussi comme quelqu’un qui prend le livre des Psaumes jusqu’au livre d’Aggée et croit qu’il a la Bible. La Bible, c’est de Genèse à Apocalypse. Quand nous nous sommes rencontrés avec l’Archibishop Léonard Matebwe Lambalamba en 1985, le Pasteur Célestin Ngongo peut-être, il n’avait que quelques années de naissance. Quand on ne connaît pas quelque chose, il faut se taire ».

Évêque Félix Ponyo : Rélegal CVV|NVEV
Démentant formellement avoir « instigué » ou influencé quiconque à le suivre lors de la grande séparation, l’évêque Ponyo rappelle que chaque pasteur qui l’avait rejoint à la Nouvelle Vague l’avait fait par pure conviction et par foi. Entendre aujourd’hui, pasteur Célestin Ngongo parler de manipulation est, pour lui, d’un regret infini.
Le patriarche a alors rouvert le livre d’histoire, un livre écrit avec des larmes et du sang. Il a rappelé ce conflit terrible né en décembre 2010, dix longues années de guerre fratricide et de feuilletons judiciaires qui ont mené les deux factions jusqu’à la Cour de cassation.
« Vous savez que à cause de ce conflit, j’ai perdu quelqu’un d’irremplaçable, le regretté Pasteur Fiston Mbayo, que son âme repose en paix. Que tout Kisangani appelait affectueusement Papa Fiston, mon petit frère de sang », a déclaré l’évêque Félix Ponyo.
Pour le Patriarche, ressusciter ces tensions est une hérésie, alors même que la paix avait été solennellement scellée à Kinshasa, le 29 février 2020 à l’hôtel Rotana. Ce jour-là, les deux géants, Léonard Matebwe Lambalamba et le Dr Félix Ponyo, s’étaient pardonné autour d’un verre et d’un protocole d’accord en bonne et due forme pour que chacun poursuive sa mission en paix. Il conclut d’ailleurs par ces mots : « Revenir sur cette page des conflits déjà effacés et enterrés c’est chercher la mort, Proverbes 20 : 20 ».

Évêque Félix Ponyo
Les faits sur le terrain interpellent profondément les observateurs et suscitent d’immenses interrogations sur les motivations réelles du Pasteur Célestin Ngongo.
Les documents l’attestent que c’est depuis le lundi 25 mai 2026 que le pasteur Célestin a officiellement déposé sa démission à la nouvelle et déclaré officiellement son retour à l’ancienne vague. Une rupture qu’il a fièrement confirmée lors de son point de presse ce vendredi 29 mai. Pourtant, une situation ubuesque se joue dans la paroisse de la communauté Nouvelle Vague qu’il dirigeait.
Le chronologie des faits parle d’elle-même :
-Lundi 25 Mai 2026 : Le Pasteur Célestin dépose officiellement sa démission et acte son départ de la Nouvelle Vague tout en annonçant son retour à l’ancienne vague.
-Mardi 26 Mai : Il dirige un culte à la dite paroisse sans pour autant informer aux fidèles de sa démission.
-Vendredi 29 Mai 2026 (Matin) : Il confirme et justifie ce choix devant les médias lors de son point de presse.
-Vendredi 29 Mai 2026 (Soir) : Il monte sur l’autel et dirige tranquillement un culte dans la paroisse de la communauté Nouvelle Vague.
L’incompréhension est totale. Comment peut-on rompre officiellement avec une communauté le lundi, réitérer ses griefs le vendredi matin devant la presse, et continuer à occuper la chaire de cette même communauté le vendredi soir?. Plus troublant encore : au cours de ce culte, le Pasteur Célestin n’a pas annoncé publiquement aux fidèles concernant sa démission de la communauté Nouvelle Vague.
Pourquoi, ce silence radio face aux fidèles ? Pourquoi maintenir les chrétiens de cette paroisse dans l’ignorance totale de sa démission et son retour à l’ancienne vague ? Pourquoi, le pasteur Ngongo joue t-il ce double jeu ?.
Sur le terrain, la colère gronde. Les fidèles de la paroisse dirigée par Célestin Ngongo se sentent trahis par leur pasteur. Un fidèle influent de ladite paroisse, visiblement hors de lui, n’a pas mâché ses mots ce vendredi lors d’un entretien exclusif. Pour lui, la pilule ne passe pas :
« Comme il a démissionné de la communauté Nouvelle Vague, qu’il parte là où il prétend aujourd’hui rentrer et qu’il nous laisse notre paroisse ! Car cette parcelle, ce sont les fidèles qui ont sorti leur argent pour l’acheter. Ce n’est pas son argent. Qu’il rentre à l’ancienne vague avec tous ses pasteurs déserteurs et qu’il nous laisse nos paroisses ! ».
Pour ce fidèle, l’argument du « fils prodigue » avancé par le pasteur Célestin Ngongo cache mal un opportunisme matériel flagrant. Il accuse le pasteur Ngongo d’avoir largement bénéficié et profité de la communauté Centre Viens & Vois | Nouvelle Vague de l’Évangile et du système qu’il dénonce aujourd’hui :
« D’ailleurs, c’est lui qui a trop bénéficié de la communauté Nouvelle Vague en ces 16 années, où il s’est construit des maisons et a acheté des véhicules. Qu’il parte calmement et nous laisse notre paroisse pour laquelle nous avons souffert pour l’acheter ! ».
La scission est désormais consommée, mais le plus dur commence. Toutefois, le refus des démissionnaires de quitter immédiatement les infrastructures physiques des paroisses laisse présager un bras de fer qui pourrait rapidement quitter le domaine de la prière pour celui des tribunaux ou des contestations de rue.
Rédaction
