RDC|Senat : Le Sénateur Jean Bamanisa Saidi exige une politique gouvernementale débarrassée de l’improvisation, du gaspillage pour un recensement de la population qui refonde l’identité de la nation

Spread the love

Dans les couloirs feutrés du Sénat, l’atmosphère de ce lundi 13 avril 2026 était à la fois solennelle et empreinte d’une urgence technocratique. Alors que la chambre haute venait de clore une séance d’information cruciale avec l’agence des Nations Unies pour la Population (UNFPA), une figure s’est détachée par la précision de son analyse et la fermeté de son ton : l’honorable sénateur Jean Bamanisa Saidi.

Droit dans ses bottes, l’élu des élus ne s’est pas contenté de simples observations d’usage. Devant un parterre de journalistes, il a lancé un véritable pavé dans la mare, exigeant du gouvernement de la République une politique claire, structurée et définitive concernant les opérations de recensement et d’identification de la population.

Au cœur du plaidoyer de Jean Bamanisa Saidi se trouve un concept qu’il porte tel un étendard de la bonne gouvernance : la mutualisation des services. Pour le sénateur, l’ère des opérations cloisonnées, où chaque administration navigue à vue dans son propre silo, doit toucher à sa fin.

« On ne peut plus se permettre d’avancer en rangs dispersés sur des questions de souveraineté nationale aussi sensibles », a-t-il martelé.

L’argumentaire de l’honorable Bamanisa repose sur une logique implacable de rationalisation budgétaire :

– Réduction des coûts : Éviter que le Trésor public ne finance trois ou quatre fois la collecte des mêmes données biométriques.

– Efficacité logistique : Déployer une seule infrastructure technique pour plusieurs objectifs (identification civile, fichier électoral, statistiques démographiques).

– Diversification des efforts : En économisant sur le doublon administratif, l’État peut réallouer ses ressources vers le développement des infrastructures de base.

Si Jean Bamanisa Saidi s’est fait le porte-parole de cette exigence, il n’est pas un cavalier seul. Sa recommandation relative à la fusion opérationnelle des services pour ces opérations combinées a reçu un soutien massif et vibrant de la part de ses collègues sénateurs.

Cette unité de vue au sein de la chambre haute témoigne d’une prise de conscience collective : le recensement n’est pas qu’un exercice comptable de la population ; c’est le socle sur lequel doit se bâtir toute planification sérieuse de l’émergence du pays. Sans données fiables et sans une identification sécurisée, la souveraineté nationale reste une notion fragile.

Pour Jean Bamanisa Saidi, le gouvernement doit désormais passer de la parole aux actes. Il ne s’agit plus de réfléchir » à l’identification, mais de présenter un chronogramme et une architecture technique qui garantissent la transparence et l’exhaustivité du processus.

En exigeant cette clarté, le sénateur rappelle une vérité fondamentale : un État qui ne connaît pas sa population est un État qui navigue sans boussole. En préconisant la mutualisation, il offre une porte de sortie honorable face aux contraintes financières qui pèsent sur la République.

L’heure est donc au pragmatisme. Le message envoyé depuis le Palais du Peuple ce lundi est limpide : le Sénat veille, et Jean Bamanisa Saidi, en sentinelle de la rigueur, ne compte pas laisser le dossier du recensement s’enliser dans les méandres de la bureaucratie budgétivore.

La balle est désormais dans le camp de l’exécutif.

Jerry Lombo


Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *