
C’est sous un ciel chargé d’attentes et dans l’effervescence républicaine que la commune de la Tshopo a franchi, ce jeudi 2 avril 2026, une étape cruciale de sa vie démocratique. La grande salle de la maison communale, parée de ses atours officiels, a servi de cadre à l’ouverture solennelle de la session ordinaire de mars 2026. Sous la houlette ferme et inspirée du Président du conseil, Fennec Monye, cette rentrée ne s’annonce pas comme une simple formalité administrative, mais comme un véritable laboratoire de la redevabilité.
Au cœur de cette session de mars 2026, un maître-mot résonne : le contrôle. Loin d’être un vain concept, ce pilier de la démocratie locale est désormais le principal levier des conseillers communaux. En vertu de l’article 126 du règlement intérieur, les élus disposent d’un arsenal complet pour scruter l’action de l’exécutif :
– Questions orales et écrites (avec ou sans débat) pour la précision ;
– Interpellations pour la clarification ;
– Commissions d’enquête et auditions pour l’investigation profonde.
« La stabilité des institutions n’exclut pas le contrôle parlementaire », a martelé Fennec Monye, balayant d’un revers de main l’idée que surveiller signifierait déstabiliser.

Pour le Président, ce contrôle n’est pas un « acharnement politique », mais une assurance qualité pour la gouvernance. C’est le garde-fou nécessaire qui transforme l’opacité en transparence et la promesse en acte concret.
Après trois mois de vacances parlementaires, l’heure est au bilan. Fennec Monye a exhorté ses collègues à traduire en rapports fidèles les cris de cœur et les espoirs récoltés dans les quartiers. Ces documents, véritables radiographies de la commune, touchent à tous les secteurs vitaux.
L’objectif est clair : examiner ces réalités en plénière pour aboutir à des recommandations qui changeront réellement le quotidien des habitants de la Tshopo.

Le Président n’a pas seulement interpellé les élus ; il s’est tourné vers le souverain primaire. Dans un contexte où la quiétude est le socle de tout développement, il a appelé à une vigilance citoyenne. Identifier et signaler toute présence suspecte n’est pas de la délation, mais un acte de patriotisme local pour préserver la paix.
Enfin, pour que l’ambition rencontre les moyens, Fennec Monye a lancé un vibrant plaidoyer pour le civisme fiscal. “S’acquitter de ses taxes auprès des agents habilités est l’acte fondateur du développement”.
Sans ces contributions, les projets de modernisation et d’amélioration des services publics resteraient des châteaux en Espagne. C’est donc une invitation à une responsabilité partagée : l’exécutif gère avec intégrité, les élus contrôlent avec rigueur, et les citoyens contribuent avec fierté.
La session de mars est lancée. Pour la Tshopo, l’heure de la gouvernance responsable a sonné.
Sylvain Kaita
