Découverte Macabre à la Plage du Zoo : Le corps d’un adolescent retrouvé sans vie

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Alors que la commune de Tshopo pleure encore ses trois petits anges disparus dans les flammes, une nouvelle onde de choc vient de traverser la ville de Kisangani. Ce lundi 16 mars, l’insouciance de la jeunesse a rencontré la froideur de la mort sur les berges de la Plage Zoo. Le corps sans vie d’un adolescent, porté disparu depuis le week-end, a été rejeté par les eaux, plongeant le quartier Arwimi dans une tristesse infinie.

La victime, Tonton Assomba, un jeune homme de 17 ans, résidait sur la 14ème avenue Tshopo. Son calvaire commence le samedi 14 mars. Ce jour-là, Tonton quitte le domicile familial avec une destination claire : se rendre aux obsèques de son oncle, décédé durant le week-end. Un geste de piété familiale qui ne laissait présager aucun drame.

Cependant, le destin a bifurqué. Selon des témoignages recueillis auprès de ses proches et connaissances, le jeune homme se serait laissé tenter par une escapade entre amis. Attirés par la fraîcheur du fleuve, ils se seraient rendus à la Plage Zoo pour se baigner. Ce fut la dernière fois qu’on le vit vivant.

Pendant que le drame se nouait dans les eaux, un terrible malentendu a retardé l’alerte. Son père, chauffeur de profession, effectuait un déplacement vers le PK 51. Comme Tonton l’accompagnait souvent en tant qu’aide-chauffeur, sa famille a naturellement cru qu’il était en route avec son père. Ce silence, interprété comme une absence professionnelle, a masqué la tragédie qui s’écrivait à la plage.

C’est finalement ce lundi 16 mars que le voile s’est levé sur cette disparition. Le corps de l’adolescent a été découvert gisant sur le sable de la Plage Zoo. Le spectacle était d’autant plus insoutenable que la dépouille présentait déjà un état de décomposition avancé, suggérant que le décès remontait au jour même de sa disparition, le samedi.

L’alerte a immédiatement été donnée. Une équipe de la Croix-Rouge s’est dépêchée sur les lieux pour procéder à la récupération du corps dans le respect de la dignité humaine. Après les constatations d’usage par les autorités, le verdict est tombé, implacable : l’inhumation devait être immédiate.

Le même jour, dans une atmosphère de lourdeur et de larmes, Tonton Assomba a été conduit à sa dernière demeure au cimetière du PK 8. Un adieu précipité pour un jeune homme qui, quarante-huit heures plus tôt, marchait encore parmi les siens.

Aujourd’hui, les circonstances exactes de cette noyade restent floues. S’agit-il d’une imprudence, d’un courant trop fort ou d’un malaise ? L’enquête devra tenter d’apporter des réponses à une famille dévastée qui tente de comprendre les circonstances.

Cet événement tragique remet sur le devant de la scène la question de la sécurité aux abords des plages et des cours d’eau de Kisangani.

La ville de Kisangani, meurtrie par ces deuils successifs en ce début de semaine, s’interroge sur la fragilité de sa jeunesse. Pour la famille Assomba, le temps s’est arrêté sur la 14ème avenue.

Sylvain Kaita


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