Ituri : « Je te ferai arrêter, Thomas Lubanga! », l’ultimatun d’acier du Général Luboya

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Le climat est électrique en province de l’Ituri. Entre les murs chargés d’histoire de l’exécutif provincial, une voix a résonné ce mardi 27 janvier 2026 avec la froideur d’une sentence inéluctable. Le Lieutenant-Général Luboya N’kashama, Gouverneur militaire et commandant des opérations, a brisé le silence pour lancer un avertissement sans précédent à son ennemi juré : Thomas Lubanga Dhilo, leader du groupe rebelle CRP.

Ce n’est plus une simple traque, c’est une affaire “Prépare-toi à des nuits blanches”. Le ton est monté d’un cran. Loin des langages diplomatiques, le Gouverneur Luboya a choisi la confrontation directe. S’adressant presque les yeux dans les yeux, par-delà les collines ituriennes, à celui qu’il considère comme le bourreau de la jeunesse locale, il a martelé :

« Moi je lui ai dit et je répète les messages : je vais te faire arrêter, Thomas. Je vais te faire arrêter où que tu sois. J’ai tout organisé, j’ai tout documenté. En attendant, il faut que tu passes des nuits blanches, car tu fais souffrir les familles des enfants ! ».

Par ces mots, le Général ne se contente pas de menacer ; il annonce une machine judiciaire et militaire déjà en marche, un étau qui se resserre inéluctablement autour du chef du CRP.

L’ombre de Bule et les démons du passéPour l’autorité provinciale, le dossier est accablant. Luboya dépeint un Thomas Lubanga prisonnier de ses vieux démons, cherchant à ressusciter les heures sombres des années 1998 et 2002. Le crime reproché est le plus odieux qui soit : l’enrôlement d’enfants soldats.

En évoquant les récents événements de Bule, le Gouverneur a pointé du doigt une stratégie criminelle visant à transformer l’innocence en chair à canon. « C’est un criminel qui organise un groupe pour tuer et donner des armes aux enfants. Nous allons lui interdire cela », a-t-il insisté avec une fermeté de fer.

Cette sortie médiatique fracassante s’est déroulée dans un contexte symbolique fort : la restitution des fonds de la société Le Palmier. Ces sommes, pillées par le défunt Baraka Amos, auraient été volées sous les ordres directs de Thomas Lubanga.

Pour l’administration militaire, ce geste de restitution n’est pas seulement un acte de justice économique, c’est la preuve par neuf de la déliquescence morale du mouvement rebelle, réduit au banditisme de grand chemin.

Le message est clair : l’Ituri ne sera plus le terrain de jeu des recruteurs d’enfants. En personnalisant ainsi le conflit, le Lieutenant-Général Luboya place Thomas Lubanga devant ses responsabilités devant l’histoire.

La question n’est plus de savoir si l’arrestation aura lieu, mais quand. Pour le « Chef des opérations », le dossier est bouclé, les preuves sont scellées, et la traque est désormais psychologique autant que physique.

Rédaction


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