RDC|Mzee Laurent-Désiré Kabila : 25 ans après, l’écho d’un serment inachevé

Spread the love

Le calendrier affiche ce vendredi 16 janvier 2026. Vingt-cinq ans, un quart de siècle se sont écoulés depuis que les balles assassines ont fait taire la voix du « Soldat du Peuple » au Palais de Marbre. Aujourd’hui, alors que la République Démocratique du Congo s’arrête, que les commerces ferment et que le silence envahit les grandes artères de Kinshasa à Lubumbashi, une question brûlante demeure : que reste-t-il de l’héritage de Mzee Laurent-Désiré Kabila ?

L’homme du « Ne jamais trahir le Congo »

Pour comprendre l’émotion qui étreint encore la nation congolaise, il faut revenir à l’essence de l’homme. Mzee n’était pas seulement le troisième président de la RDC ; il était le symbole d’une rupture brutale avec le néocolonialisme. Son slogan, « Ne jamais trahir le pays », est devenu bien plus qu’une devise : c’est un testament politique gravé dans le marbre de la conscience collective.

Il a prôné l’auto-prise en charge, demandant aux Congolais de ne compter que sur leurs propres forces. Dans un monde de dépendance économique, sa vision de souveraineté totale paraissait alors utopique pour les uns, mais elle était prophétique pour les autres.

Un héritage à l’épreuve du temps

Vingt cinq ans plus tard, l’héritage de Kabila ressemble à un miroir brisé où chaque morceau reflète un défi actuel de la RDC :

– Le nationalisme pur : À l’heure où les menaces sur l’intégrité territoriale persistent, le patriotisme radical de Mzee sert de boussole. Son refus de céder aux pressions extérieures reste le standard auquel les Congolais comparent leurs dirigeants successifs.

– L’Éveil de la conscience populaire : Il a redonné au « petit peuple » le sentiment d’être propriétaire de son sol. Même si les structures économiques n’ont pas toujours suivi, l’esprit de résistance, lui, est bien vivant.

– Le Service National : L’une de ses idées phares, la mobilisation de la jeunesse pour le développement et l’autosuffisance alimentaire, connaît aujourd’hui un regain d’intérêt, prouvant que ses intuitions étaient ancrées dans les réalités du terrain.

Les paradoxes d’une mémoire Pourtant, célébrer Mzee en 2026, c’est aussi faire face à des paradoxes. Si l’homme est sanctifié comme héros national, le pays qu’il a laissé derrière lui lutte encore pour transformer ses ressources en richesses pour tous. Le « succulent » espoir de 1997 s’est parfois mué en une nostalgie amère pour certains, qui voient dans sa disparition le début d’une longue zone de turbulences.

La journée chômée et payée de ce vendredi n’est pas qu’un simple repos. C’est un moment d’introspection. Dans les églises, les places publiques et les réseaux sociaux, le visage de l’homme au sourire légendaire et à la main levée rappelle que la dignité d’un peuple ne se négocie pas.

Info Box

Click here to change this text. Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

Un souffle qui refuse de Mzee

Laurent-Désiré Kabila n’est plus, mais son spectre hante positivement ceux qui rêvent d’un Congo fort. En ce 16 janvier 2026, l’héritage ne se trouve pas seulement dans les monuments de bronze, mais dans ce refus viscéral de la soumission qui anime la jeunesse congolaise.

Le plus bel hommage que la nation puisse lui rendre, au-delà des dépôts de gerbes de fleurs, reste la mise en pratique de son ultime recommandation : l’unité pour la défense de la patrie. Car au final, trahir le Congo, c’est oublier le sacrifice de celui qui a donné sa vie pour qu’il reste « Grand ».

Rédaction


Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *