
Le décor était planté, les pupitres polis et l’atmosphère lourde de cette solennité propre aux grands jours de la vie démocratique locale. Dans la salle de plénière de la commune de la Tshopo, le temps semblait s’être suspendu ce mardi 13 Janvier 2026. Mais au centre de toutes les attentions, un fauteuil est resté désespérément vide : celui de la Bourgmestre, Marianne Batamane Angelowane.
Alors que l’exercice crucial de la présentation du budget pour le cycle 2025–2026 devait marquer le cap de la nouvelle année, ce rendez-vous s’est mué en un rendez-vous manqué, laissant derrière lui un parfum d’incompréhension et une commune dans l’incertitude.

Le budget n’est pas qu’un simple alignement de chiffres ou une formalité administrative. C’est le cœur battant de la gestion locale, la boussole qui oriente chaque action, de la réhabilitation des voiries à l’éclairage public, en passant par le soutien aux initiatives sociales.
En s’absentant sans préavis ni explication officielle, l’autorité communale a, selon plusieurs observateurs, grippé les rouages de l’institution. Les honorables conseillers municipaux, garants de la voix du peuple, n’ont pu que constater l’impossibilité de siéger sur un document qui n’avait pas de défenseur.
Face à ce vide, l’indignation a rapidement gagné les rangs de l’organe délibérant. Pour les conseillers municipaux, cette absence est perçue comme un accroc au contrat de confiance qui lie l’exécutif à la population. « La présentation du budget est l’acte majeur de la redevabilité. On ne gère pas une commune par procuration ou par le silence », glisse un élu sous le sceau de l’anonymat.

La société civile, également présente, n’a pas caché son inquiétude. Sans budget validé, c’est tout l’appareil communal qui risque de fonctionner au ralenti, bloquant le financement des projets prioritaires pour les deux prochaines années.
L’absence de Marianne Batamane Angelowane n’est pas qu’une question de protocole ; elle entraîne des conséquences concrètes :
– Le gel des investissements : Pas de vote, pas d’engagement de dépenses pour les nouveaux chantiers.
– La crise de confiance : Le flou entourant cette absence alimente les rumeurs et fragilise l’image de l’administration.
– L’urgence de la reprogrammation : Chaque jour de retard est un jour de perdu pour la modernisation de la commune de la Tshopo.

À l’heure où nous mettons sous presse, aucun communiqué officiel n’est venu justifier ce faux bond. Problème d’agenda ? Raisons de santé ? Ou un malaise politique plus profond ? Le mystère reste entier.
Les élus municipaux, tout en restant constructifs, exigent désormais des clarifications urgentes. Ils appellent à une reprogrammation immédiate de la séance pour éviter que la commune ne s’enfonce dans une léthargie administrative préjudiciable à ses administrés.
Dans les rues de la commune Tshopo, les regards se tournent désormais vers le bureau de la Bourgmestre. La population, qui attend des solutions à ses problèmes quotidiens, espère que ce rendez-vous manqué ne sera qu’une parenthèse vite refermée.
Pierre Koy

