
Le bitume de Kisangani a vibré ce samedi 27 décembre 2025 sous les pas d’une jeunesse en quête d’espoir. Entre cris de joie, chants de victoire et drapeaux flottant au vent, une marée humaine a déferlé sur la ville pour célébrer la réhabilitation du Gouverneur Paulin Lendongolia par la Cour Constitutionnelle. Plus qu’une simple marche, c’était un plébiscite populaire en faveur de la stabilité et un vibrant hommage au garant de la nation, Félix-Antoine Tshisekedi.
Aux environs de midi, le point de ralliement était clair : le Gouvernorat de province. Là, une frange imposante de la population, portée par une jeunesse dynamique et déterminée, s’est ébranlée dans une procession pacifique mais sonore. Le cortège, serpentant à travers les artères principales de la cité boyomaise, avait pour destination finale un lieu hautement symbolique : la Place des Martyrs.
Tout au long du parcours, le message était univoque. Il ne s’agissait pas seulement de célébrer un homme, mais de saluer le triomphe du droit sur l’incertitude politique qui menaçait de paralyser la Tshopo.

Arrivés à la place des Martyrs, sous une atmosphère électrique, les manifestants ont écouté avec ferveur la lecture du message de gratitude adressé au Chef de l’État. C’est Gabriel Isaula, porte-voix de cette jeunesse, qui a donné lecture de ce mémorandum empreint de solennité devant une presse locale aux aguets. « Nous, filles et fils de la Province de la Tshopo, tenons à vous exprimer notre profonde gratitude pour votre implication personnelle et votre sens élevé de responsabilité », a-t-il déclaré, soulignant que cette décision marque l’atterrissage en douceur d’une crise institutionnelle qui n’avait que trop duré.
Le point d’orgue du message a été sans nul doute la reconnaissance du leadership de Félix-Antoine Tshisekedi. Pour les Tshopolais, la réhabilitation du Gouverneur « Muzalendo » (le patriote) n’est pas un fait du hasard, mais la preuve d’une vision présidentielle centrée sur la cohésion nationale.

Dans un contexte sécuritaire fragile à l’est du pays, la stabilité de la Tshopo est perçue comme un rempart essentiel. En surnommant le Président « Fatshi Bilembo » (Fatshi les réalisations), la population a voulu sceller un pacte de confiance renouvelé envers celui qui a su « éviter le pire » et barrer la route aux « officines de perturbation de la paix ».
La population n’a pas manqué de saluer deux autres acteurs de ce dénouement :
– La Cour Constitutionnelle : Remerciée pour avoir rendu une « justice juste », redonnant ainsi aux citoyens l’espoir en une magistrature réellement indépendante.
– Jacquemain Shabani (VPM de l’Intérieur) : Salué pour sa capacité d’écoute et sa lecture fidèle des aspirations de la base.

Pour elle, le Gouverneur réhabilité est plus qu’un administrateur ; il est présenté comme le dépositaire local de la vision du Chef de l’État. « Sous l’élève de votre école, Paulin Lendongolia porte en lui le germe de votre vision », pouvait-on entendre dans le message officiel. Sa réhabilitation est perçue comme le retour des « actions visibles et concrètes » de développement dans la province.
Alors que le soleil déclinait sur le majestueux fleuve Congo, la foule s’est dispersée dans un calme olympien, avec le sentiment du devoir accompli. Ce samedi 27 décembre restera comme le jour où la Tshopo a choisi la continuité plutôt que l’aventure, la paix plutôt que la division.

La réhabilitation de Paulin Lendongolia n’est pas seulement une victoire judiciaire ; c’est un nouveau souffle pour la province, une promesse de développement que les Tshopolais comptent bien voir se transformer en réalités tangibles dans les mois à venir.
Jerry Lombo
