
C’est un véritable pavé dans la mare qu’a jeté l’Honorable Freddy Yuma ce lundi 22 décembre 2025. En pleine plénière, l’élu de Kisangani a dénoncé une gestion financière qu’il juge opaque au sein de la Direction Provinciale de l’Office Congolais de Contrôle (OCC). Entre fonds volatilisés et désordre urbain, le député réclame des comptes. Alorsque l’ordre du jour portait initialement sur la réglementation des barrières, c’est lors des interventions libres (« les divers ») que Freddy Yuma a captivé l’attention de l’hémicycle. Au cœur de ses révélations : une somme colossale de 160 000 dollars américains.
Selon l’élu, ce montant, perçu au titre de frais de transaction locale, aurait été encaissé dans un flou artistique total.
— Absence de traçabilité : Les procédures administratives standards auraient été court-circuitées.
— Manque de justificatifs : Aucun document probant ne viendrait attester de la destination réelle de ces fonds. « On ne peut pas laisser circuler de telles sommes sans que l’institution provinciale ne sache où va l’argent des contribuables et des opérateurs économiques », a laissé entendre en substance le député.
L’honorable Yuma ne s’est pas arrêté là. Il a également pointé du doigt la gestion des frais de parking imposés aux transporteurs : 54 USD par mouvement (entrée et sortie) des véhicules. Ici encore, le constat est amer : l’absence d’un mécanisme structuré de perception fait craindre un système de coulage des recettes à grande échelle.

Face à ce qu’il considère comme des « zones d’ombre inacceptables », Freddy Yuma a officiellement plaidé pour la création immédiate d’une commission d’enquête parlementaire. L’objectif est clair : auditionner les responsables de l’OCC/Tshopo et exiger une reddition de comptes en bonne et due forme.
Au-delà du scandale financier, le député a dressé un portrait peu reluisant de la ville de Kisangani, devenue le théâtre d’un désordre urbain chronique. Le stationnement anarchique des poids lourds en plein centre-ville est, selon lui, une plaie pour la sécurité et l’esthétique de la capitale provinciale.
Pour remédier à ce chaos, Freddy Yuma propose un plan de choc en trois piliers :
— Récupération immédiate des entrepôts publics par la mairie pour centraliser les activités de déchargement.
— Interdiction formelle de circulation des gros camions dans les artères du centre-ville.
— Aménagement de zones de stationnement modernes en périphérie pour décongestionner le cœur de Kisangani.
Cette sortie médiatique et politique met la direction provinciale de l’OCC sous une pression maximale. Pour l’heure, le Directeur Provincial reste muré dans le silence ; toutes nos tentatives pour obtenir sa version des faits sont restées infructueuses au moment de mettre sous presse.
Par cette offensive, Freddy Yuma se pose en défenseur de la bonne gouvernance et de la transparence. Dans une Tshopo en quête de développement, ce dossier de l’OCC pourrait bien être le premier grand test de l’autorité de contrôle de l’Assemblée provinciale pour cette fin d’année 2025.
Rédaction
