Tshopo|16 Jours d’Activisme : le CS Bobokoli cible d’une opération choc de la Croix-Rouge contre les violences numériques

Spread the love

Dans un effort louable et urgent pour préserver la jeunesse des périls invisibles de l’ère numérique, la Croix-Rouge de la Tshopo a lancé une campagne de sensibilisation percutante au Complexe Scolaire Bobokoli, situé dans la commune de Mangobo. Cette initiative, tenue le lundi 1er décembre 2025, intervient dans le cadre emblématique des Seize Jours d’Activisme contre la Violence basée sur le Genre, visant spécifiquement les élèves contre les menaces sournoises de la violence numérique.

L’objectif de cette rencontre n’était pas seulement d’informer, mais de sonner l’alarme face à l’accélération de la dépravation des mœurs facilitée par les outils technologiques.

Accompagné par Vivianne Beela, Cheffe de Division PGI, Patience Singili Otendela, Secrétaire Provinciale de la Croix-Rouge, a clairement posé le contexte de l’intervention : « Si nous sommes là, c’est pour vous sensibiliser contre les violences numériques, à l’occasion de seize (16) jours d’activisme contre la violence à l’égard de la femme et de la jeune fille ».

Le concept de violence numérique a été décortiqué par Viviane Beela, Chef de division Genre, Protection et Inclusion à la Croix-Rouge, pour s’assurer que les élèves mesurent l’étendue du danger. Elle a précisé que cette forme de violence englobe :

– Les vidéos, messages et images blessant des mœurs diffusés ;

– L’utilisation abusive des téléphones, des réseaux sociaux et des ordinateurs ;

– Une contribution directe à la dépravation des mœurs, citant explicitement la diffusion d’images pornographiques.

L’urgence d’une telle sensibilisation a été mise en lumière par des témoignages directs de la réalité en milieu scolaire. Patience Singili Otendela a révélé un cas frappant qui confirme la gravité de la situation : « L’année dernière, nous-mêmes avons surpris des filles dans une salle de classe pendant les heures de cours en train de suivre la pornographie, l’une des causes de la dépravation de mœurs ».

Ce constat alarmant ne s’arrête pas aux portes des établissements scolaires. Le Secrétaire Provincial a également pointé du doigt les mauvaises habitudes familiales, dénonçant les parents qui « laissent l’accès aux enfants aux films enfants non admis », contribuant ainsi passivement à l’exposition précoce et non encadrée de la jeunesse à des contenus inappropriés.

C’est pourquoi l’appel lancé aux élèves était avant tout une exigence de responsabilité personnelle : « Nous sommes venus vous sensibiliser pour une prise de conscience afin de se départir de ces anti-valeurs », a martelé le Secrétaire Provincial.

La séance de sensibilisation a servi de plateforme pour que le corps enseignant de Kisangani exprime son désarroi et ses besoins. Par l’entremise de la Croix-Rouge, des recommandations formelles ont été adressées aux autorités politico-administratives de la RDC.

Les enseignants ont souligné la nécessité d’une implication beaucoup plus forte et d’un engagement sans faille de la part de l’État pour :

– Lutter efficacement contre les violences numériques,

– Mettre en place des cadres législatifs et éducatifs plus stricts pour protéger les mineurs en ligne,

–Soutenir les initiatives de terrain qui visent à restaurer les valeurs civiques et morales face à l’invasion des contenus dégradants.

En somme, si la technologie est un puissant moteur de développement, la Tshopo, à travers l’action de la Croix-Rouge, rappelle que la protection de sa jeunesse contre ses dérives doit rester une priorité nationale et provinciale. La sensibilisation au Complexe Scolaire Bobokoli marque une étape cruciale dans la bataille pour l’intégrité morale et psychologique des futurs citoyens congolais.

Rédaction


Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *