

Ce jeudi 9 octobre 2025, les victimes de la guerre de six jours à Kisangani se sont mobilisées dans une marche déterminée pour exprimer leur indignation face à un prétendu détournement des fonds destinés à leur indemnisation. Partant du rond-point de la 13e avenue Tshopo jusqu’à celui du pont Tshopo, cette manifestation a rassemblé de nombreuses personnes, unies dans leur quête de justice.
Depuis des années, ces victimes attendent des réparations pour les souffrances endurées durant le conflit qui a opposé les armées Rwandaises et Ougandaises. Aujourd’hui, elles réclament non seulement la reprise immédiate de l’opération d’indemnisation, mais aussi la nomination d’une nouvelle équipe à la tête du Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes de la Guerre (Frivao), composée de personnes crédibles et dignes de confiance.


Une victime, visiblement en colère, a déclaré : “Sur les 276 millions de dollars que l’Ouganda a déjà versés, la ville de Kisangani n’a reçu que 28 millions. Nous sentons qu’il y a déjà détournement de notre argent. Nous avons besoin de notre argent. La Tshopo est la commune qui a été la plus touchée. D’ailleurs, il fallait qu’on construise une cité, mais les gens sont en train de détourner l’argent”.
Une autre victime a ajouté : “On a arrêté une personne, mais il faut reprendre l’opération d’indemnisation pour que nous touchions notre argent”.
Les accusations de détournement de fonds, qui circulent depuis un certain temps, jettent une ombre sur la gestion du Frivao. Selon plusieurs sources, des millions de dollars destinés à l’indemnisation des victimes auraient été mal gérés, laissant de nombreux ayants droit sans recours.


Cette mobilisation est un appel fort à l’attention des autorités, qui doivent agir pour restaurer la confiance et assurer que les victimes reçoivent enfin les réparations qui leur sont dues.
Il est temps que les autorités prennent des mesures concrètes pour garantir que les fonds soient utilisés comme prévu, afin de rétablir la dignité et la justice pour ceux qui ont tant souffert. La lutte pour la transparence et la justice doit se poursuivre, car chaque jour qui passe sans réponse est un jour de plus dans l’injustice.
Jerry Lombo
