Kisangani : Clap de fin pour le séminaire de remise à niveau des arbitres de la Zone Est, entre transformation technique et exigences de rigueur éthique

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Le football ne se joue pas seulement sur les pelouses ; il se lit, se dirige et se vit au rythme d’une rigueur implacable dictée par les lois du jeu. Ce jeudi 5 novembre 2026, la ville de Kisangani a abrité la cérémonie de clôture officielle de la session de formation et de remise à niveau des arbitres de la zone Est A, rassemblant les sifflets venus des provinces de l’Ituri, du Haut-Uélé, du Maniema et de la Tshopo. Tenue dans le cadre studieux du Restaurant Rivièra, cette rencontre marque un tournant décisif pour l’amélioration de la qualité de l’arbitrage dans la Ligue 2 et au sein de la grande Orientale.

Arrivés à Kisangani grâce à l’implication directe de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), les instructeurs nationaux ont mené un travail de titan. C’est l’instructeur technique CAF Célestin Longalonga qui a dressé le bilan de cette intense session :

« Nous avons passé quatre jours durant, matin, midi et soir, pour transmettre les lois du jeu. Nous avons eu à développer ensemble avec les arbitres les différentes thématiques telles que positionnement et lecture de jeu, la gestion des matchs, les challenges, les incidents dans la surface de réparation, les fautes tactiques ».

Mêlant la théorie en salle et les exercices intégrés sur le terrain du stade chaque matin, l’encadrement a permis d’opérer une métamorphose notable des participants. Avec une pointe d’humour imagée, l’instructeur a résumé la métamorphose des stagiaires :

« Nos arbitres venaient ici en étant comme des cochons, mais ils vont sortir comme la viande. Ils seront maintenant consommables ». Une façon éloquente de signifier que le matériau brut a été affiné, taillé et préparé pour répondre aux exigences impitoyables des compétitions nationales.

Prenant la parole au nom de l’ensemble des arbitres formés, Landy Bolima a exprimé la profonde gratitude des participants envers les instances faîtières du football congolais et les instructeurs venus de la capitale :

« Pour terminer, nous allons sortir d’ici pas seulement formés, mais transformés et motivés à représenter dignement nos différentes entités, ainsi que notre pays, si l’occasion se présente ».

Rrappelant le parcours du combattant de ce séminaire, débuté le 1er novembre 2026 par un test physique initial de 48 participants avant de s’achever avec un effectif enrichi de 51 sifflets, incluant de nouveaux arrivants du Haut-Uélé, il a souligné combien l’analyse vidéo, les corrections tactiques et l’apprentissage de l’hygiène de vie ont redéfini leur vision du métier. Le physique, leur a-t-on enseigné, ne se limite pas à courir, il s’allie à la rigueur mentale et au discernement.

La cérémonie a trouvé son apogée dans le discours de clôture prononcé par Toto Mulowe, vice-président de la LIFPO, qui représentait le président de l’entité en déplacement. Tout en saluant le retour de telles activités d’envergure dans la partie Est du pays, une denrée devenue rare ces dernières années, il a formulé un vœu stratégique fort auprès des instructeurs de la FECOFA :

« Si vous regardez même la composition des membres qui ont participé à la formation, vous allez remarquer que les quatre provinces qui composent la LIFPO, il n’y a pas assez d’arbitres. Alors, commencez déjà à penser comment formuler un programme de rattrapage et nous soumettre les modalités pratiques pour que nous puissions organiser cela dans le plus bref délai ».

Conscient que de nombreuses délégations étaient encore en route ou n’avaient pu arriver à temps, l’exécutif provincial appelle à élargir cette dynamique non seulement aux arbitres de la Ligue 1 et 2, mais également à ceux officiant dans les championnats locaux à la base.

Cette clôture ne constitue donc pas une fin en soi, mais bien le point de départ d’une exigence accrue sur les aires de jeu de la zone Est . Armés de connaissances actualisées, galvanisés par des conseils pratiques et dotés d’une conscience professionnelle aiguisée, les arbitres formés regagnent leurs fiefs respectifs avec une mission claire : honorer le maillot, arbitrer en toute impartialité et porter haut l’étendard de l’intégrité sportive en République démocratique du Congo.

Jerry Lombo


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