
Entre accompagnement spirituel, sensibilisation aux valeurs chrétiennes et élan de solidarité éducative, l’évêque anglican Lambert Funga Botolome a présidé, ce mercredi 14 octobre 2026, une messe d’action de grâce marquante à l’Institut Maïkazo. Un rendez-vous inédit scellé par un acte de générosité mémorable en faveur d’une élève de classe de terminale.
C’est dans une atmosphère empreinte de ferveur et d’espérance que l’esplanade de l’Institut Maïkazo, établissement conventionné de l’Église anglicane, s’est transformée le mercredi 14 octobre 2026 en un sanctuaire à ciel ouvert. Organisée à l’initiative du préfet des études, Maître Fiston Fela, cette célébration eucharistique visait un objectif noble : placer l’année académique 2026-2027 sous la protection divine, la discipline et la rigueur morale.
L’événement a revêtu une dimension historique pour la communauté éducative locale, puisqu’il s’agissait de la première visite officielle de l’évêque Lambert Funga Botolome au sein de cet établissement pour y célébrer l’Eucharistie. Pour l’occasion, le prélat était entouré d’une importante délégation pastorale et accompagné de son épouse, Maman Virginie Bolangi.
La liturgie de la parole s’est articulée autour de trois textes fondamentaux. D’abord, le Psaume 1, versets 1 à 6, illustrant la voie du juste opposée à celle des méchants. Ensuite, le sixième chapitre de l’épître aux Éphésiens, au premier verset, rappelant aux enfants le devoir d’obéissance envers leurs parents selon le Seigneur. Enfin, l’Évangile selon Saint Marc, au chapitre 10, versets 13 à 15, mettant en lumière l’accueil chaleureux et l’amour de Jésus envers les enfants.

Prenant la parole devant une assemblée attentive composée d’élèves, d’enseignants et de cadres administratifs, l’évêque Lambert Funga Botolome a livré un message édifiant, axé sur l’éthique, la soumission aux autorités et le goût de l’effort.
Dans son homélie, le haut dignitaire de l’Église anglicane a particulièrement mis en avant la continuité entre l’éducation familiale et l’encadrement scolaire, rappelant que les enseignants incarnent une figure parentale au sein du cadre éducatif :
« Les enseignants sont vos parents ici à l’école. Si vous respectez vos parents à la maison, faites la même chose à l’école. Ils sont là pour vous encadrer et vous guider. »
Insistant sur la persévérance, le travail acharné et la détermination comme seules voies royales vers le succès, le prélat a invité la jeunesse de Maïkazo à fuir la facilité pour se consacrer pleinement aux études afin de bâtir un avenir radieux. Pour l’évêque, la réussite scolaire ne saurait se dissocier d’une solide formation morale et spirituelle.
Au-delà des paroles d’édification, cette journée restera gravée dans les mémoires grâce à un acte concret de charité chrétienne. Lors du service liturgique, une élève finaliste nommée Mawahi s’est distinguée par la qualité remarquable et la clarté de sa lecture biblique.
Profondément touchée par la piété, l’aisance et le courage de la jeune fille, Maman Virginie Bolangi, épouse de l’évêque, a impulsé une initiative majeure : la prise en charge intégrale des frais scolaires de l’élève par l’Église anglicane.
Cet accompagnement financier couvrira l’ensemble de ses dépenses d’études jusqu’au terme de son cursus secondaire. Il prendra notamment en charge les frais scolaires réguliers de l’année 2026-2027, la participation aux épreuves de la dissertation, ainsi que l’ensemble des frais d’inscriptions et de participation à l’Examen d’État.

Ce geste humaniste et chrétien a été chaleureusement salué par le préfet des études, Maître Fiston Fela, qui y voit un soulagement majeur pour la famille de la lauréate et un encouragement fort pour l’ensemble des apprenants.
Cette action met en lumière le rôle essentiel que continuent de jouer les institutions religieuses dans le tissu social et éducatif de la province de la Tshopo. En venant en aide aux familles confrontées à des difficultés économiques, l’Église anglicane réaffirme sa mission d’accompagnement holistique, alliant élévation spirituelle et soutien matériel.
En scellant ce premier passage pastoral à l’Institut Maïkazo par une action sociale d’impact, l’évêque Lambert Funga Botolome et son épouse laissent une empreinte indélébile, ouvrant ainsi l’année scolaire 2026-2027 sous les plus beaux auspices.
Sylvain Kaita
