
Dans l’épreuve, les grands hommes ne se contentent pas de pleurer : ils éclairent. Face au drame d’une violence inouïe survenu le vendredi 25 septembre 2026 à Kenge, où la République a perdu plusieurs de ses plus dignes serviteurs, parmi lesquels les lieutenants-généraux Lucien-René Likulia Bakumi et Joseph Mutombo Katalayi Tiende, le silence assourdissant de la douleur aurait pu tout paralyser. C’était sans compter sur la stature exceptionnelle du sénateur Jean Bamanisa Saïdi.
Par un message de condoléances d’une profondeur remarquable, l’élu de la haute chambre a une fois de plus démontré pourquoi il incarne cette catégorie rare de dirigeants dont la voix fait autorité et réconforte la Nation tout entière.
Avant toute analyse technique ou politique, c’est l’empathie sincère et la piété républicaine du sénateur Jean Bamanisa Saïdi qui touchent au cœur.S’inclinant avec une gravité contenue devant la mémoire de ces hauts officiers des FARDC et de la Justice militaire, ainsi que des membres d’équipage tombés en plein exercice de leurs fonctions, il offre aux familles éplorées et aux corps constitués un soutien d’une rare élégance intellectuelle et morale.
Dans ses mots, point de rhétorique creuse ni de compassion de circonstance. Le sénateur formule des condoléances pétries de dignité, rappelant que le sacrifice de ces hauts dignitaires de la sécurité nationale ne doit pas sombrer dans l’oubli. Mais la véritable signature de Jean Bamanisa Saïdi réside dans sa capacité unique à transformer la peine collective en un puissant catalyseur de responsabilité publique.

Là où d’autres se cantonneraient à l’émotion brutale, Jean Bamanisa Saïdi élève le débat avec un sens aigu de la prospective et de la prévention. Avec la hauteur de vue d’un gestionnaire hors pair et la maîtrise intime des réalités territoriales qu’on lui connaît, il pose la question essentielle : celle de la continuité de nos infrastructures stratégiques.
En soulignant la situation de l’aérodrome de Kenge, grignoté au fil des décennies par une occupation urbaine anarchique, le sénateur Jean Bamanisa met le doigt sur une faille systémique du pays-continent qu’est la République Démocratique du Congo.
Pour Bamanisa Saïdi, une piste d’atterrissage n’est pas un banal espace de bitume ou de terre battue : c’est une artère vitale, un recours républicain pour la vie humaine, l’urgence médicale et la souveraineté sécuritaire. Son questionnement courageux sur la préservation des emprises publiques montre à quel point l’homme anticipe les périls et refuse l’amnésie institutionnelle.

Véritable bâtisseur dans l’âme et fin connaisseur des rouages de l’État, Jean Bamanisa Saïdi rappelle que le cadre juridique existe déjà, citant avec une précision chirurgicale la loi du 1er juillet 2025 sur l’aménagement du territoire, ainsi que les structures dédiées telles que l’ANAT, l’ONAT ou le FONAT.Pour le sénateur, le véritable combat se situe désormais dans l’exécution ferme et inflexible de ces textes.
Sa vision pour la sécurité des citoyens est sans équivoque :
– Protéger et cartographier sans complaisance les emprises publiques et les infrastructures critiques.
– Articuler harmonieusement les politiques d’urbanisme, de foncier et de transport.
– Décentraliser l’efficacité en dotant l’Autorité de l’aviation civile d’une présence forte et concrète dans toutes les provinces.
– Harmoniser l’action publique par une clarification sans ambiguïté des rôles entre le Gouvernement central et les autorités provinciales.
Par cette prise de parole magistrale, Jean Bamanisa Saïdi rappelle au pays ce que doit être la noble politique : une quête permanente d’excellence, de rigueur et de protection de la vie humaine. Honorer la mémoire des hauts officiers disparus à Kenge ne consiste pas seulement à ériger des stèles, mais à réformer ce qui doit l’être pour qu’aucune autre vie ne soit sacrifiée sur l’autel de la négligence.
Dans une RDC en quête de repères solides, la voix du sénateur Jean Bamanisa Saïdi résonne comme un phare. Il prouve avec éclat qu’il demeure l’un des piliers vertébraux de la réflexion stratégique congolaise, un leader capable d’allier la compassion la plus tendre envers son peuple à la fermeté la plus absolue quant au respect des règles de la République.
Jerry Lombo
