
À Kisangani, l’inquiétude s’est emparée des quartiers, s’invitant sur les étals des marchés et au cœur des foyers. La tragique nouvelle du décès d’un médecin, premier membre du personnel de santé terrassé par le virus le jeudi 24 septembre, a plongé la ville dans une vive émotion. C’est précisément dans ces moments de doute et d’épreuve que se révèlent les grands guides. Fidèle à son engagement envers sa base, l’honorable député national, Professeur Patrick Matata Makalamba, est immédiatement sorti du silence pour porter une parole de sang-froid, de clarté et de responsabilité.
Par un communiqué incisif et bienveillant rendu public le soir même du drame, l’élu de Kisangani a su trouver les mots justes : « La menace est sérieuse, mais elle peut être contenue si chacun prend sa part de responsabilité. » Une posture d’État qui refuse tout dramatisme stérile tout en posant un diagnostic lucide sur la gravité de la situation sanitaires.
En homme de science et parlementaire aguerri, le Professeur Patrick Matata ne s’est pas contenté de lancer un avertissement. Il s’est fait la voix des habitants de Kisangani auprès des décideurs nationaux. Interpellant directement le Gouvernement et le ministère de la Santé, il exige une riposte transparente, coordonnée et efficace.
Son appel est clair : il faut garantir des soins de proximité, assurer une communication régulière pour dissiper l’angoisse populaire, et surtout, doter sans aucun délai les prestataires de santé du matériel de protection individuel nécessaire. En plaidant pour ceux qui se trouvent en première ligne, ces héroïques professionnels de santé à l’instar du médecin récemment disparu, le Député national rappelle que la protection des soignants est le premier rempart de toute la communauté.
Alliant la rigueur universitaire à la proximité citoyenne, le Professeur Patrick Matata a fixé une feuille de route préventive, rappelant cinq gestes essentiels que chaque Boyomais doit adopter dès aujourd’hui :
- L’hygiène rigoureuse : Se laver fréquemment les mains à l’eau propre et au savon, en particulier après chaque déplacement.
- La prudence face aux contacts : Ne pas toucher les personnes malades ou les corps des défunts morts de cause suspecte, en laissant aux équipes spécialisées le soin d’organiser des sépultures dignes et sécurisées.
- L’alerte précoce : Reporter immédiatement tout symptôme suspect (fièvre, vomissements, diarrhée, saignements) auprès du centre de santé le plus proche.
- La précaution alimentaire : Abstention totale de consommation de viande de brousse et évitement de tout contact avec des animaux trouvés morts.
- La vérité contre l’intox : Rechercher l’information exclusivement auprès des canaux officiels et proscrire la propagation des rumeurs anxiogènes.
Au-delà des consignes sanitaires, la force du message de l’honorable Patrick Matata réside dans sa portée humaine et sociale. Conscients que la bataille ne pourra être gagnée isolément, il mobilise l’ensemble des forces vives de la société boyomaise : chefs de quartier, autorités religieuses, corps enseignant, professionnels des médias et jeunesse dynamique. Chacun est invité à devenir un ambassadeur de la prévention dans son milieu de vie.
Avec une profonde sensibilité, le Député national met en garde contre l’écueil de la stigmatisation. Rejeter un malade, un survivant ou une famille éprouvée par le deuil est non seulement une faute morale, mais aussi un danger sanitaire majeur : la peur du rejet pousse les malades à se cacher, alimentant ainsi invisiblement la chaîne de contamination.
« Ebola ne se vaincra ni par la peur ni par le silence, mais par la discipline de tous et la confiance envers les équipes de santé ». Cette formule percutante synthétise à elle seule la vision du Professeur Patrick Matata.
En se dressant avec méthode, compassion et fermeté au plus fort de la tempête, l’élu de Kisangani prouve une fois de plus la profondeur de son ancrage local et son sens élevé du devoir patriotique. Grâce à ce leadership éclairé, la population de Kisangani dispose aujourd’hui d’un cap clair pour surmonter l’épreuve dans l’unité, la dignité et la vigilance.
Jerry Lombo
