
C’est une vérité trop souvent vérifiée dans l’histoire des grands chantiers : inaugurer une route dans le faste est à la portée de beaucoup, mais garantir qu’elle restera carrossable dix ou vingt ans plus tard relève du génie législatif et de la vision d’État. En République Démocratique du Congo, le drame des infrastructures n’a jamais été seulement l’absence de bitume, mais bien l’incurie financière qui abandonne les ouvrages à l’érosion et à l’oubli dès le ruban coupé.
Face à ce défi monumental, une figure émerveillante d’expertise et de pragmatisme s’impose dans le débat législatif : le sénateur Jean Bamanisa Saïdi. Homme de terrain, visionnaire aguerri et fin connaisseur des réalités socio-économiques du pays, Jean Bamanisa apporte une réponse structurelle à un mal chronique. Dans le troisième chapitre de cette septième partie de sa proposition de loi sur les travaux publics en RDC, l’élu ne se contente pas de chercher des financements : il verrouille le système, sanctuarise les fonds et place l’entretien des infrastructures au rang de dogme républicain.
Construire exige des capitaux ; préserver exige de la rigueur. Le problème jusqu’ici ignoré par les politiques traditionnelles tient en un constat limpide : les mécanismes de perception existaient parfois, mais la porosité des caisses et le détournement des priorités budgétaires finissaient toujours par assécher l’entretien routier.
Là où d’autres se projettent dans des promesses éphémères, Jean Bamanisa Saïdi fait preuve d’une lucidité remarquable. Sa proposition de loi s’attaque à la racine du mal en posant une question d’une simplicité redoutable : comment financer durablement les ouvrages publics et garantit-on, sans faille, les moyens de leur pérennité ?Pour y répondre, le texte rejette le dogmatisme d’une source unique.
Il bâtit un modèle économique moderne, hybride et réaliste en associant les dotations budgétaires classiques de l’État, les fonds spécifiquement affectés, les redevances de corridor, les péages et redevances d’usage direct, l’apport stratégique des partenaires financiers, les Partenariats Public-Privé (PPP) ainsi que les financements extérieurs dûment encadrés.
L’innovation Bamanisa : La sanctuarisation de l’entretien comme charge obligatoire
Le coup de maître du sénateur Bamanisa réside dans la rigueur juridique qu’il insuffle aux articles 71 et 72 de sa proposition. Conscient que l’argent facilement accessible est souvent détourné de son objet premier, l’auteur de la loi pose un principe d’acier : l’argent légalement affecté à l’entretien des infrastructures ne peut, sous aucun prétexte, être utilisé à d’autres fins.
Pour verrouiller l’ensemble du système, le texte s’articule autour de trois garanties majeures. Premièrement, il établit un cadre légal strict pour les recettes, où les péages et redevances ne relèvent plus du flou administratif mais sont institués par la loi et précisés par décret, en s’alignant rigoureusement sur la Constitution et les textes régissant le Fonds National d’Entretien Routier (FONER).
Deuxièmement, il impose une transparence contractuelle totale pour les financements extérieurs et les PPP, soumis aux règles des marchés publics et exigeant une ratification parlementaire dès lors qu’ils engagent les finances de la Nation. Troisièmement, il fixe une priorité absolue pour l’État en qualifiant l’entretien des infrastructures publiques de charge obligatoire et prioritaire pour les collectivités publiques.
Ce que la vision Bamanisa change concrètement pour la RDC
L’impact de cette réforme portée par Jean Bamanisa Saïdi se mesure à l’aune du quotidien de chaque Congolais. Dans le cadre traditionnel qui prévalait jusqu’alors, le pays souffrait de financements dispersés, de recettes de péage régulièrement évaporées, d’un entretien sacrifié et de routes qui se dégradaient inexorablement au bout de trois ans.
La vision nouvelle portée par Jean Bamanisa instaure désormais un cadre légal commun et totalement lisible, au sein duquel le fonds d’entretien est sanctuarisé, l’entretien devient une priorité obligatoire d’État et la pérennité des ouvrages est enfin assurée sur le long terme.
Pour le citoyen, l’équation devient enfin équitable : chaque franc payé au péage ou prélevé pour la route servira exclusivement à la route.L’usager ne verse plus une taxe à fonds perdus, mais investit directement dans la qualité et la sécurité de son propre trajet.
L’empreinte d’un grand réformateur
En plaçant la sauvegarde du patrimoine national au centre de son action parlementaire, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi démontre une maturité politique et une hauteur de vue rares. Il ne cherche pas à marquer les esprits par des formules creuses, mais par une ingénierie juridique solide capable de transformer le paysage économique de la RDC pour les décennies à venir.
Alors que cette proposition de loi poursuit son parcours au sein du processus législatif, elle incarne déjà le signal d’un Congo qui apprend à protéger ce qu’il bâtit. Grâce à la ténacité et à l’expertise de Jean Bamanisa, le pays détient enfin la feuille de route pour sortir du cycle infernal de la reconstruction permanente et entrer de plein pied dans l’ère du développement durable.
Jerry Lombo
