Tshopo|Bafwasende : Le bras de fer entre le Chef de secteur Joseph Abiendesa et la Société Civile à Bakeni Kondolole

Spread the love

Dans le territoire de Bafwasende, au cœur de la province de la Tshopo, le climat politique et social s’est brutalement détérioré. Une vive confrontation oppose désormais le chef de secteur de Bakeni Kondolole, Joseph Abiendesa, au président de la société civile locale, Jérôme Aboli. Entre accusations de mauvaise gouvernance, gestion controversée de la crise sanitaire et menaces de suspension, le bras de fer entre les deux hommes a atteint un point de non-retour.

La genèse de ce conflit remonte au 2 juin 2026. À cette date, un mémorandum conjoint rédigé par la société civile, les mouvements de jeunes et les acteurs des droits humains du secteur de Bakeni Kondolole a été adressé au Vice-Premier ministre de l’Intérieur, au gouverneur de la Tshopo ainsi qu’à plusieurs autorités compétentes. Dans ce document fort en charge, les signataires exigeaient sans détours la suspension et le remplacement immédiat du chef de secteur, Joseph Abiendesa.

Parmi les griefs formulés figurent notamment un manque criant de leadership, une incapacité manifeste à résoudre les différends locaux, ainsi qu’un éloignement marqué vis-à-vis des réalités quotidiennes de la population. Plus grave encore, la société civile accuse le chef de secteur d’avoir orchestré et favorisé des conflits communautaires ayant tragiquement coûté des vies humaines.

Face au silence des autorités, la société civile a réitéré ses exigences le 15 août 2026 par une lettre de rappel directement adressée au gouverneur de province.

Alors que la tension était déjà vive, l’apparition de l’épidémie d’Ebola qui touche actuellement le territoire de Bafwasende est venue porter la crise à son paroxysme. La société civile du secteur de Bakeni Kondolole a vivement fustigé la manière dont Joseph Abiendesa a géré la communication et les informations relatives à cette urgence sanitaire.

Cette gestion jugée calamiteuse a suscité une méfiance généralisée au sein des communautés, poussant une partie de la population à résister ouvertement aux prestataires de santé déployés sur le terrain.

Face à cette pression croissante, la réplique administrative du chef de secteur ne s’est pas faite attendre. Par sa correspondance N°313 datée du 16 septembre 2026, Joseph Abiendesa a formellement demandé au président de la société civile, Jérôme Aboli, de cesser toute activité dans son secteur. Le chef de secteur conditionne tout retour de la structure citoyenne à l’organisation de nouvelles élections visant à désigner un autre président, un scrutin qu’il souhaite voir supervisé par la coordination provinciale de la société civile de la Tshopo.

Une décision qualifiée d’illégale et d’usurpation de pouvoir par le principal intéressé. Jérôme Aboli soutient fermement que le chef de secteur n’a ni la qualité ni la compétence juridique pour interdire l’exercice de ses fonctions. Affirmant accomplir son travail en toute légitimité, le leader citoyen rappelle que son mandat ne dépend que de sa propre hiérarchie associative et non de ses gesticulations. Jérôme Aboli a par ailleurs ouvertement dénoncé les menaces verbales proférées à son encontre par l’autorité locale.

Cette escalade de tensions survient dans un contexte sanitaire extrêmement critique, où l’unité du commandement et la confiance de la population envers les autorités sont plus que jamais indispensables pour contenir la propagation du virus Ebola.

Rédaction


Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *