
Lorsqu’il proposait d’implanter une chocolaterie moderne au cœur de Kisangani, le député national Patrick Matata Makalamba s’était heurté à l’incompréhension et aux railleries des partisans du statu quo. Taxée de projet chimérique par de nombreux observateurs, l’idée paraissait trop audacieuse pour une région habituée à l’exportation brute de ses ressources. Pourtant, le temps, cet arbitre impartial des grands esprits, est en train de donner brillamment raison à l’élu tshopois.
Derrière l’image poétique d’un chocolat artisanal ou industriel produit au cœur de la Cuvette centrale, l’honorable Patrick Matata Makalamba ne formulait pas une douce utopie. Il posait un acte de doctrine économique pragmatique, prônant la rupture définitive avec la malédiction du modèle extractiviste.
Pour bâtir un développement souverain et structurant, la réflexion du député national, Patrick Matata s’appuie sur une véritable recette économique dont chaque composant a été minutieusement pesé.
Premièrement, le projet s’appuie sur un cacao de haute qualité en tirant pleinement parti des terres fertiles de la province de la Tshopo, idéalement situées pour la cacaoculture. Deuxièmement, la transformation locale constitue le cœur du dispositif afin de capturer la valeur ajoutée sur le territoire national, plutôt que de la concéder systématiquement aux industries de transformation étrangères. Troisièmement, la création d’emplois industriels durables permet d’offrir à la jeunesse boyomaise une alternative concrète à la précarité, grâce à l’implantation d’unités de production technologiques et manufacturières.
Enfin, la traçabilité et l’éthique viennent couronner cette démarche en valorisant le travail des planteurs locaux et en leur garantissant un revenu juste, parfaitement conforme aux standards internationaux émergents.
L’actualité internationale vient aujourd’hui apporter un écho saisissant à cette intuition politique. Alors que la République Démocratique du Congo s’engage résolument dans la mise en œuvre du nouvel Accord international sur le cacao, axé sur la durabilité, la traçabilité et la juste rémunération des producteurs, la question de la transformation locale s’impose à nouveau avec une urgence capitale.
L’histoire retiendra que l’honorable Patrick Matata Makalamba avait devancé cette grille de lecture globale. Sa force réside précisément dans cette capacité rare chez un dirigeant : savoir lire les dynamiques de demain à travers les défis d’aujourd’hui. Là où d’autres ne voyaient que des fèves brutes destinées à être embarquées dans des sacs de jute vers des ports étrangers, Patrick Matata voyait déjà une chaîne de valeur complète, un écosystème industriel local et une marque d’excellence pour le bassin du Congo.
La démarche de cet élu de Kisangani dépasse le simple cadre de la filière cacaoyère. Elle incarne un leadership d’anticipation et d’audace politique. Voir loin, c’est refuser le fatalisme économique. Réfléchir loin, c’est oser proposer des solutions structurelles même lorsque l’environnement immédiat n’est pas encore prêt à les recevoir.
Pour Kisangani et l’ensemble de la Tshopo, le débat relancé autour du cacao offre une leçon politique majeure : les grands projets industriels de demain naissent toujours des idées courageuses d’hier. En choisissant de positionner la transformation locale au centre du débat public dès le premier jour, Patrick Matata Makalamba a prouvé qu’il ne se contentait pas de subir la politique au quotidien, mais qu’il en dessinait les contours stratégiques pour les générations futures.
Jerry Lombo
