
C’est un vent d’apaisement qui souffle désormais sur les travées de l’organe délibérant de la Tshopo. Sous l’impulsion de son Président, l’Honorable Dr Mateus Kanga Londimo, le Bureau vient de poser un acte fort en faveur de la cohésion institutionnelle. Par une décision signée ce 09 avril 2026, la suspension qui frappait le Rapporteur Adjoint, Jules Yuma Silikani, a été officiellement levée. Décryptage d’un retour aux affaires qui privilégie l’intérêt supérieur de la province.
La rédaction de www.forceinfo.fr a pu consulter la décision officielle actant le retour en grâce de l’honorable Yuma Silikani Jules. Un document qui ne se contente pas de réintégrer un homme, mais qui redessine les contours d’une gouvernance basée sur l’harmonie et la légalité.
Loin d’être une décision de complaisance, cette levée de suspension s’appuie sur un socle juridique inattaquable. Le Bureau, réuni dans sa majorité absolue, a puisé dans le Règlement intérieur de l’Assemblée, notamment les articles 32 point 5 et 115 alinéa 2, pour légitimer ce revirement.
En revenant sur la décision n°AP/TSH/CAB/PRES/KLM/002/2026 du 06 mars dernier, le Dr Mateus Kanga rappelle une vérité fondamentale du droit administratif : la suspension était une mesure conservatoire. Autrement dit, une parenthèse nécessaire à un moment donné, mais qui n’avait pas vocation à s’éterniser au risque d’entraver la marche de l’institution.
Pourquoi maintenant ? Le texte de la décision est explicite. Le Président de l’Assemblée provinciale met en avant :
– Le retour de l’harmonie : Suite à des concertations fructueuses, l’heure est à la réconciliation.
– L’efficacité institutionnelle : La province de la Tshopo ne peut se payer le luxe d’une instabilité au sein de son Bureau. Le “bon fonctionnement des institutions” est désormais le seul cap.
– L’urgence de l’action : Avec les défis socio-économiques qui attendent la province, chaque membre du bureau doit être à son poste, prêt à servir.
L’Article 1er du document est sans équivoque : la mesure de suspension préventive est levée « à compter de la date de signature ». Jules Yuma Silikani n’est donc plus un élu en sursis, mais un Rapporteur Adjoint pleinement rétabli dans ses prérogatives.
Pour garantir l’effectivité de ce retour, l’Article 3 charge nommément l’honorable Questeur ainsi que le Commandant de la Police de l’Assemblée provinciale de l’exécution immédiate de cette mesure. Une manière de signifier que l’ordre administratif doit être respecté sans délai.
En signant ce document, le Dr Mateus Kanga Londimo fait preuve d’une stature de rassembleur. En abrogeant toutes les dispositions antérieures et contraires, il efface les tensions nées au début du mois de mars pour ouvrir un nouveau chapitre.
Pour certains observateurs, cette décision est perçue comme un acte de sagesse politique. Alors que le pays observe de près la gestion des provinces, la Tshopo démontre qu’elle est capable de résoudre ses crises internes par le dialogue et le respect des textes, sous l’arbitrage d’un Bureau soudé et déterminé.
Le Rapporteur Adjoint retrouve donc son bureau, ses dossiers et sa voix au sein de l’organe délibérant. Pour la Tshopo, le travail peut enfin reprendre, loin des bruits et des querelles de clocher.
Jerry Lombo
