
L’hémicycle du Palais du Peuple a vibré, le mardi 07 Avril 2026, sous l’impulsion d’une vision claire et d’un engagement patriotique sans faille. Au cœur des débats : l’avenir de la terre, cette richesse inépuisable de la République Démocratique du Congo. Le député national Patrick Matata Makalamba, élu de la ville de Kisangani et figure de proue de la commission Économie et Finances (ECOFIN) de l’Assemblée Nationale, est monté au créneau pour défendre avec force la ratification d’un accord de prêt de 16 millions de dollars, scellé entre la RDC et la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA).
Ce financement n’est pas une simple ligne budgétaire ; c’est le moteur du Projet d’Implantation des Incubateurs des Petites et Moyennes Entreprises dans le secteur agricole (PIIPME). Pour le Professeur Matata, l’heure n’est plus aux hésitations, mais à l’action stratégique.D’emblée, l’élu de Kisangani a rappelé une réalité sociologique incontournable : la RDC est une nation rurale. Avec plus de la moitié de sa population vivant en dehors des centres urbains, l’agriculture n’est pas seulement une activité économique, c’est le socle de la survie et de la dignité humaine.
En qualifiant les projets de loi de « hautement stratégiques », Patrick Matata a souligné que l’investissement dans les incubateurs de PME agricoles permettra de transformer le paysan en entrepreneur. Il ne s’agit plus de produire pour subsister, mais de structurer une véritable industrie agroalimentaire capable de nourrir la nation et de conquérir des marchés.
« L’agriculture est notre pétrole vert. Mais pour qu’il jaillisse, nous devons briser les chaînes qui entravent son essor ».
Expert des questions financières, Patrick Matata ne se berce pas d’illusions. Il a pointé du doigt, avec une lucidité chirurgicale, le déficit criant en infrastructures. Ce manque de routes, de centres de stockage et de transformation constitue, selon lui, un véritable « goulot d’étranglement ».
Sans infrastructures, la sueur du cultivateur s’évapore dans des récoltes qui pourrissent faute de transport. Comment produire si l’on ne peut évacuer ? Comment entreprendre si le coût du transport dévore la marge bénéficiaire ? En soulignant ces défis structurels, il a rappelé que le projet PIIPME doit être le catalyseur qui brise ces barrières, transformant les zones rurales de simples réservoirs de main-d’œuvre en véritables pôles de richesse.
L’un des moments forts de son intervention fut son analyse de la connectivité territoriale. Le député a dessiné une carte de l’espoir économique :Le Grand Kasaï, longtemps enclavé, retrouvant sa vocation de grenier, le Maniema et l’Ouest, s’intégrant dans des circuits commerciaux fluides.
“Le Kasaï pourra facilement produire et vendre au Kivu, et vice versa”. C’est ici que réside la véritable intégration nationale : non pas dans les discours, mais dans l’échange des richesses issues de nos propres terres. Patrick Matata voit dans ce prêt de 16 millions de dollars le ciment d’une solidarité inter-provinciale par le marché.
Tous ces territoires sont appelés à devenir les maillons d’une chaîne de valeur robuste. Sa formule a frappé les esprits : « Le Kasaï pourra facilement produire et vendre au Kivu, et vice versa ». C’est là le rêve d’un marché intérieur unifié, où le maïs de l’un nourrit l’autre, créant une richesse circulaire qui reste au pays.
Portant la voix du groupe parlementaire Peuple Souverain, l’élu de Kisangani a exhorté ses pairs à adopter ces textes sans délai. L’urgence sociale ne peut attendre les méandres bureaucratiques.

Toutefois, le professeur n’a pas manqué d’exercer son rôle de contrôle et de proposition. Il a formulé une recommandation essentielle au gouvernement : l’interdisciplinarité. Pour Patrick Matata, la défense de tels projets devant la représentation nationale gagnerait en profondeur si les ministères de l’Agriculture et du Développement Rural étaient systématiquement associés aux côtés des Finances. Cette approche permettrait un débat holistique, mariant la rigueur financière et la réalité technique du terrain.
En réaffirmant l’engagement de son groupe politique pour le développement intégral du pays, le Professeur Patrick Matata Makalamba s’impose comme un défenseur acharné de la cause paysanne et de l’intelligence économique.
Le vote rapide de ces textes, qu’il appelle de ses vœux, pourrait bien marquer le début d’une ère nouvelle où le secteur agricole congolais, soutenu par des incubateurs modernes, devient enfin le véritable levier de la transformation économique tant attendue. Pour Kisangani, pour le Kasaï, et pour toute la RDC, le message est clair : la terre ne ment pas, mais elle a besoin de moyens pour parler.
Jerry Lombo
