Kasaï-Central|JI de la Santé Publique : L’interpellation du Docteur Jules Tshikala à la communauté pour une prise de conscience collective face aux fléaux liés à l’insalubrité urbaine

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Alors que le monde entier tourne ses regards vers les enjeux cruciaux de la santé publique en cette Journée Mondiale de la Santé, la province du Kasaï-Central ne reste pas en marge. Dans une interview exclusive, le Docteur Jules Tshikala Mpiana, Médecin Responsable de la santé au sein de la Police Nationale Congolaise (PNC), a troqué son uniforme de rigueur pour un message de prévention criant de vérité : la santé commence là où nous posons le pied.Loin

Loin des clichés qui limitent la santé à l’absence de douleur physique, le Dr Tshikala a tenu à rappeler la vision multidimensionnelle de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), adaptée aux réalités locales :

« La santé est un état de bien-être mental, physique et psychologique. Pour qu’elle soit fiable et agréable, nous devons impérativement repenser notre rapport à notre environnement immédiat ».

Pour ce haut cadre médical de la PNC, il est impossible de parler de développement ou de sécurité si le citoyen est affaibli par des maux évitables. La santé mentale, souvent négligée, dépend aussi de la beauté et de la propreté du cadre de vie.

Le cœur de son message repose sur un constat alarmant : la prolifération des déchets et la mauvaise gestion des eaux stagnantes. Dans une province où le climat favorise la reproduction des vecteurs de maladies, l’insalubrité est une arme de destruction massive.

Pourquoi l’entretien des milieux est-il vital ?

– Lutte contre le Paludisme : En éliminant les nids de moustiques (eaux stagnantes, herbes hautes), on réduit drastiquement le taux de mortalité lié à la malaria.

– Prévention des maladies hydriques : Une gestion saine des ordures évite la contamination des nappes phréatiques et des sources d’eau.

– Qualité de l’air : La réduction des décharges sauvages limite les infections respiratoires.

« Pensons à lutter contre les inondices », insiste le Docteur. Pour lui, chaque parcelle entretenue est un lit d’hôpital de moins à occuper.

Au-delà des conseils techniques, le Dr Jules Tshikala Mpiana appelle à un véritable réveil de la conscience collective. Il estime que la célébration du 07 avril ne doit pas être une simple formalité calendaire, mais le point de départ d’un engagement civique renouvelé.

Le message du médecin de la PNC est clair : l’État et les services de santé font leur part, mais le premier médecin, c’est le citoyen lui-même. En soutenant les actions de santé publique et en préconisant une hygiène rigoureuse, la population du Kasaï-Central peut transformer son destin sanitaire.

Comme le conclut si bien le Docteur Tshikala, il est temps que le grand public se réveille pour soutenir les actions qui touchent à la vie. Car, au final, une ville propre n’est pas seulement un luxe esthétique, c’est le socle d’une nation forte et d’une force de police prête à servir une population vigoureuse.

Doly Muntu


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