Spoliation Systématique derrière l’Athénée Royal de Kisangani : Les ministres Makamako et Mobema en guerre contre les spoliateurs de la concession de l’Etat au quartier Lualaba

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Le quartier Lualaba, niché derrière l’emblématique école de l’Athénée Royal de Kisangani, a été le théâtre d’une mission d’inspection gouvernementale de haute importance ce vendredi 03 avril 2026. Sous un soleil de plomb, deux figures de proue de l’exécutif provincial ont foulé le sol de cette zone menacée : Honoré Makamako Bakora, Ministre Provincial de l’Urbanisme et Habitat, et son collègue de l’Éducation Nationale, January Mobema.

L’objectif de cette descente conjointe était clair, mais le constat, lui, s’est avéré amer : le domaine foncier de l’État, et plus spécifiquement la concession de cette institution scolaire historique, subit l’assaut répété de constructions anarchiques et d’occupations illégales.

Le quartier Lualaba ne ressemble plus à ce qu’il devrait être. Là où le plan d’urbanisme prévoyait des espaces dégagés pour l’éducation et des résidences officielles, s’élèvent aujourd’hui des bâtisses de fortune et des structures non autorisées. La spoliation n’est plus une rumeur, c’est une réalité physique qui grignote les limites de l’école officielle.

Accompagnés d’experts du cadastre et du Chef de quartier Lualaba Jean Omine Matadi, les deux ministres ont parcouru les sentiers sinueux pour identifier les points de friction entre les limites légales de l’État et les empiètements privés.

Pour le Ministre Honoré Makamako Bakora, cette visite n’était pas une simple formalité protocolaire, mais un acte de reconquête du domaine public. S’exprimant avec une détermination froide face à l’ampleur du désordre constaté, il a souligné l’importance de comprendre la genèse de cette occupation illicite.

“Ce qui m’a motivé à descendre sur terrain dans cet espace officiel de l’État, je suis venu m’enquérir de la situation sur le terrain, voir comment certaines populations ont récupéré, ont habité les lieux”, a-t-il déclaré.

Le Ministre refuse de céder à la précipitation, préférant la méthode à l’agitation :

“Au lieu de passer si vite, je suis venu m’enquérir de cette situation pour savoir comment ces gens sont arrivés ici. Et moi, en tant que Ministre de l’Urbanisme, je vais mettre en pied les services techniques pour une mission précise d’identification et me faire rapport. Et après là, je vais soumettre la situation au gouverneur de province, qui va par la suite voir comment prendre une décision par rapport à cette situation”.

Aux côtés de son collègue, le Ministre de l’Éducation Nationale, January Mobema, n’a pas caché son inquiétude. Pour lui, chaque mètre carré spolié dans la concession de l’Athénée Royal est une attaque directe contre l’avenir de la jeunesse boyomaise et les conditions d’apprentissage.

Expliquant sa présence sur les lieux, il a précisé l’urgence de la synergie gouvernementale :

“J’ai eu l’appel de mon collègue ministre de l’Urbanisme et Habitat sur la situation de la concession de l’Athénée Royal de Kisangani. L’espace de l’école Athénée est spolié par les habitants non reconnus, les irréguliers. C’est pourquoi, nous sommes descendus sur terrain pour voir la situation avec l’équipe technique du cadastre”.

Le Ministre Mobema a insisté sur la nécessité d’un diagnostic technique implacable : “Nous sommes venus voir par quelle mesure on va procéder à l’identification des irrégularités qui se trouvent dans cette parcelle”.

Cette descente marque le début d’une bataille juridique et administrative. La présence des services du Cadastre sur le terrain suggère que les relevés topographiques et les vérifications de titres fonciers seront les armes de cette riposte.

La population de Kisangani, et particulièrement la communauté éducative de l’Athénée Royal, attend désormais avec impatience les conclusions du rapport technique promis par le Ministre Makamako. Entre la nécessité de loger les populations et l’impératif de protéger le patrimoine foncier scolaire, le gouvernement provincial semble avoir choisi la voie de la légalité.

Le message est lancé : le domaine de l’État n’est pas une terre sans maître. La suite des événements, qui dépendra des rapports techniques imminents, dira si le quartier Lualaba retrouvera sa configuration initiale ou si d’autres mesures de régularisation seront envisagées. Une chose est certaine, l’œil de l’urbanisme et de l’éducation reste grand ouvert sur Kisangani.

Jerry Lombo


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